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Les producteurs du Nouveau-Brunswick pourraient jeter 670 000 litres de lait

La traite des vaches dans une ferme laitière.

Photo : Reuters / Mike Blake

Radio-Canada

Des producteurs laitiers du Nouveau-Brunswick, frappés par les répercussions de la pandémie de coronavirus sur l’économie, sont contraints de jeter du lait.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

On prévoit, au Nouveau-Brunswick la semaine prochaine, d'être obligés de jeter 670 000 litres de lait. Au Canada, la semaine prochaine, on devrait jeter 12 millions de litres.  Ça représente 7 % de la production canadienne, indique Marcel Daigle, copropriétaire de la ferme Oscar Daigle & fils, à Baker-Brook, dans le nord-ouest de la province.

Après une brève hausse de la demande pour le lait de consommation peu après l’apparition des premiers cas de COVID-19 au Canada, le marché s’est depuis effondré.

La demande a subi une baisse dramatique.

Tous les restaurants, les magasins, les hôtels sont fermés, donc la consommation de lait qu’eux utilisent, ça fait une diminution de la demande, explique Marcel Daigle.

Marcel Daigle dans une étable avec des vaches laitières à l'arrière.

Marcel Daigle, copropriétaire de la Ferme Oscar Daigle & fils à Baker-Brook au Nouveau-Brunswick, en 2018.

Photo : Radio-Canada

Il y a aussi les écoles et les garderies qui sont fermées et ne passent plus de commandes.

Les premières conséquences se sont fait sentir ces derniers jours au Nouveau-Brunswick.

On était censés jeter 350 000 litres de lait, relate M. Daigle. On a réussi à trouver un débouché avec des usines, puis on a seulement jeté 50 000 litres.

Marcel Daigle, un fermier néo-brunswickois de septième génération, explique qu'il est impossible d'arrêter complètement ses 160 vaches de produire du lait, mais qu'il peut les ralentir.

Les vaches qui étaient censées être taries ou en pause avant leur prochain bébé, elles ont toujours une pause de deux mois, explique-t-il. Ce qu'on peut faire, c'est prolonger cette pause-là, puis les mettre en pause pendant trois mois ou quatre mois.

Face à l'inconnu, M. Daigle souhaite que 172 fermes laitières de la province réussissent toutes à traverser ces turbulences économiques. Ça peut faire mal à plusieurs producteurs, redoute-t-il.

Les producteurs déplorent aussi la rumeur qui s'est propagée sur une pénurie éventuelle du lait dans les épiceries. Rien n'est plus loin de la vérité, observe Marcel Daigle.

D’après le reportage de Serge Bouchard

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