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Coronavirus sur les chantiers : Pomerleau cherche à rassurer les travailleurs

Des bâtiments pour les ouvriers sur le côté de l'hôpital.

Le chantier à l'Hôpital régional de Bathurst le 1er avril 2020.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La compagnie Pomerleau, un entrepreneur en construction du Québec, affirme qu’elle fait tout en son pouvoir pour protéger la santé des travailleurs de chantier.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

La semaine dernière, des travailleurs du chantier à l’Hôpital général de Bathurst, au Nouveau-Brunswick, on fait part à Radio-Canada de leurs inquiétudes.

Ils affirmaient que l’employeur ne respectait pas les directives pour contrer la propagation du coronavirus. Ils disaient entre autres qu’il n’y avait pas assez de désinfectant et qu’il leur est impossible de garder en tout temps deux mètres de distance entre chaque travailleur.

Enseigne de l'entreprise Pomerleau sur un chantier.

Le chantier à l'Hôpital régional de Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Dès le moment où la crise a commencé à se perpétuer, on avait déjà des produits sanitaires, des protocoles très stricts à suivre, soutient Debby Cordeiro, la vice-présidente des communications de l’entreprise Pomerleau.

Je peux vous confirmer qu'à tous les étages, si ce n'est pas une station avec de l'eau pour se laver les mains, il y a du produit désinfectant à des endroits stratégiques de l'étage où le plus de travailleurs passent, dit la porte-parole de l’employeur.

Debby Cordeiro en entrevue par Skype.

Debby Cordeiro, vice-présidente des communications chez Pomerleau, en entrevue avec Radio-Canada par Skype le 4 avril 2020.

Photo : Radio-Canada

Quant à la difficulté de respecter les précautions exigées par les autorités de santé publique, c’est-à-dire l’éloignement physique entre les travailleurs, Mme Cordeiro répond qu’il y a toutes sortes de mesures sur le chantier qui ont été prises afin que ceux-ci puissent garder 2 mètres de distance entre eux sur le chantier.

Les escaliers, par exemple, les rendre à sens unique pour éviter qu'il y ait des gens qui montent et qui descendent en même temps, dit la représentante de Pomerleau.

Deux hommes en uniforme de construction démontrent comment ils doivent se côtoyer dans un escalier du chantier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les travailleurs rapportaient qu'il leur était une distance de 2 mètres entre eux partout sur le chantier.

Photo : Courtoisie

Les travailleurs du chantier rapportaient aussi que des contremaîtres arrivaient de la Nouvelle-Écosse et se présentaient sur le lieu de travail au Nouveau-Brunswick, alors que les deux gouvernements contrôlent leurs frontières provinciales.

Ils se demandaient s’il n’aurait pas été plus prudent pour ces individus de s’isoler lorsqu’ils voyagent entre les provinces.

La construction est exclue de cette règle-là, selon Debby Cordeiro.

Un homme devant un urinoir étire le bras à sa droite.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les travailleurs affirment qu'il leur est impossible de garder en tout temps une distance de 2 mètres entre eux sur le chantier.

Photo : Courtoisie

La porte-parole de Pomerleau souligne que l’entreprise a tenu une téléconférence avec Travail sécuritaire NB et le syndicat des charpentiers, pour discuter des craintes soulevées par les travailleurs.

Travail sécuritaire NB, la société d’État chargée de veiller à l’application des lois sur la sécurité et la santé au travail au Nouveau-Brunswick, confirme la coopération de Pomerleau dans ce dossier.

Nous avons été en discussions avec l’employeur et nous avons reçu l’information et les photos confirmant que les mesures ont été mises en place, déclare Laragh Dooley, directrice des communications chez Travail sécuritaire NB.

Peur de représailles

Lors de leur entretien avec Radio-Canada, les travailleurs du chantier de Bathurst avaient fait part de leur crainte de représailles pour avoir exprimé leurs inquiétudes.

Francis Roy, le président de la compagnie HUMACO, un sous-traitant de Pomerleau, a tenu à rassurer ces employés.

Ces gens-là sont encore au chantier aujourd'hui et on n'a pas menacé qui que ce soit de les remercier ou de perdre leur emploi, au contraire, garantit M. Roy.

D’après le reportage de Mathieu Massé et avec des renseignements de François Vigneault

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Prévention et sécurité