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Les épiceries de l'Estrie fermées dimanche

Les épiceries du Québec et les commerces essentiels seront fermées tous les dimanches d'avril. Les stations-services, les pharmacies, les dépanneurs et les restaurants demeureront toutefois ouverts.

Les employés remplissent les tablettes de produits prisés des clients.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le répit qui est offert aux travailleurs de l'alimentation est bien accueilli dans les succursales de l'Estrie.

Les employés des épiceries qui triment dur depuis le début de la crise du coronavirus se réjouissent de cette journée de congé.

Ça va faire du bien, ça va être le fun, souligne une employée.

Même son de cloche du côté du propriétaire du IGA Fleurimont à Sherbrooke qui estime que cette pause est amplement méritée.

On est très très fiers de nos employés. Ils sont là. Ils sont dévoués. Ils ont des idées. Sans eux, il n'y a rien qui aurait été un succès là-dedans, affirme René Couture.

Des clients attendent à la caisse.

Des clients conservent une bonne distance entre eux en faisant leurs courses.

Photo : Radio-Canada

La fermeture des épiceries le dimanche comporte certains inconvénients pour les consommateurs, mais plusieurs clients sont d'accord avec cette mesure gouvernementale.

Ça permet aussi à ces gens-là de se reposer parce qu'ils vivent quand même un stress au quotidien de faire face à tout ce qui se passe, affirme un client rencontré à Sherbrooke.

Réorganisation dans les épiceries

Comme plusieurs épiciers propriétaires, René Couture gère la crise du mieux qu'il peut. Il a embauché une vingtaine de personnes en plus. Plusieurs préparent les paniers d'épicerie. Les commandes téléphoniques et en ligne ont explosé.

Des sacs de provision dans un bac destiné à la livraison.

Le IGA de Fleurimont a ajouté trois camions pour effectuer les livraisons de commandes.

Photo : Radio-Canada

L'épicerie remplit à présent quatre camions pour effectuer ses livraisons. Avant la crise, elle n'en possédait qu'un seul.

Une telle réorganisation demande du travail et de planification de la part des employés.

Moi je travaille à la boulangerie d'habitude, mais j'aide aux commandes. Je trouve que ça fait changement du travail habituel, explique Rosalie Martel, une employée du IGA.

Timothé Lavallé, un autre employé, affirme que le principal défi demeure de ne pas commettre d'erreur en choisissant les produits.

On a beaucoup plus de demandes que d'habitude. Il faut s'assurer de faire les commandes comme il faut, les bonnes quantités, explique-t-il.

Des employés remplissent un panier avec des denrées.

Des employés du IGA préparent les commandes qui seront livrées chez les clients.

Photo : Radio-Canada

Malgré les défis, l'épicier René Couture indique que son commerce s'adapte tranquillement à ce nouveau rythme imposé par cette crise mondiale.

Le lendemain de la première fin de semaine, ce fut difficile, mais là, ça va de mieux en mieux. Les livraisons arrivent à l'heure. Il manque un peu de stock, mais on s'en va vers le bon bord, affirme René Couture.

L'épicier se réjouit que ces problèmes d'approvisionnement connus dans les tous débuts de la crise s'estompent maintenant.

D'après le reportage de Jean Arel

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