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Des maraîchers se préparent à une possible hausse de la demande en fruits et légumes

Une fleur de tomate dans la main d'un agriculteur

Une fleur de tomate dans la serre de la Ferme aux trois soleils de Saint-Fulgence

Photo : Courtoisie : Adrien Belkin

Il n’y a pas que le papier de toilette qui soit en rupture de stock dans les supermarchés, certains fruits et légumes aussi. Les agriculteurs de la région sont en plein ajustement pour faire face à la crise du coronavirus.

Il y a beaucoup de gens qui m’ont dit : “Des légumes, tu vas en vendre beaucoup cet été, ça va être fou !

Une citation de :Adrien Belkin, propriétaire, Ferme aux trois soleils

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) et la Financière agricole encourage toutefois les producteurs à suivre leur plan initial.

Il reste que les agriculteurs s’attendent à devoir en faire plus pour combler les besoins de la province et qu'il est temps maintenant d’ajuster leur production.

En ce moment, c’est encore le temps de prévoir plus de production, explique Adrien Belkin. C’est juste que si on veut faire plus de production, il faut qu’on se fasse aider pour la main d’oeuvre parce que c’est quand même un risque. La main d’oeuvre sur une ferme agricole, c’est la plus grosse dépense.

Il faut savoir quels sont les besoins, ajoute la présidente de la Coopérative pour une agriculture de proximité écologique, Caroline Poirier. C’est là où c’est difficile pour les entreprises de prendre des décisions maintenant qui vont s’avérer pertinentes pour plus tard et qui ne vont pas les mettre à risque économiquement.

Déjà une hausse des commandes

Aux Serres Sagami et Savoura, on s’attend à une augmentation de la demande et dans les fermes à plus petite échelle, on observe déjà une hausse des commandes de paniers de légumes.

Les gens veulent sécuriser leur alimentation.

Une citation de :Caroline Poirier, présidente de la Coopérative pour une agriculture de proximité écologique

Plusieurs citoyens sont aussi rassurés par le fait que le produit est préparé localement.

On va être deux à manipuler les légumes maximum, alors que dans les supermarchés ça vient mettons de Californie. Alors, il y a des travailleurs qui vont les récolter, après ça, ça se fait transporter et après ça dans les épiceries il y a encore plein de personnes qui les manipulent, explique le propriétaire de la Ferme aux trois soleils, Adrien Belkin.

Il ajoute d’ailleurs qu’en plus, les produits vendus directement à la ferme devraient moins subir les aléas du marché puisque les prix sont fixés d’avance.

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