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Au tour des banques de faire leur part, dit le Parti québécois

Martin Ouellet en mêlée de presse à l'Assemblée nationale.

Le porte-parole péquiste en matière de finances, Martin Ouellet, rappelle que les banques aussi doivent faire leur part pour soutenir les Québécois durant la crise.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le Parti québécois (PQ) soumet cinq propositions aux institutions financières afin qu'elles offrent davantage de souplesse aux Québécois en cette période où plusieurs vivent un grand stress financier.

Le porte-parole péquiste en matière de finances, Martin Ouellet, propose notamment aux institutions financières d'abaisser les taux d'intérêt des cartes de crédit d'un maximum de leurs clients, en plus de porter à 40 jours le délai pour rembourser le solde dû, qui est actuellement de 21 jours.

On était contents de voir que dans une action coordonnée, l'ensemble des institutions financières ont annoncé qu'elles allaient baisser de 50 % les frais liés aux cartes de crédit. C'est correct, mais ce n'est pas suffisant, on aurait aimé que ce soit encore plus bas, affirme-t-il.

Le député précise également que les clients doivent faire eux-même la demande auprès de leur institution pour bénéficier de cette mesure.

Pour ce qui est des hypothèques, M. Ouellet estime qu'il faut reporter les paiements et imposer un gel des taux maximaux.

Récemment, les six grandes banques canadiennes ont emboîté le pas au Mouvement Desjardins et ont annoncé la possibilité de reporter (jusqu’à six mois) les paiements sur les emprunts hypothécaires. Il s’agit d’une bonne nouvelle, mais ce n’est pas suffisant; il faut également empêcher les taux d’augmenter, peut-on lire dans un communiqué.

En 2008, les gouvernements ont volé au secours des grandes banques; nous estimons que c’est à leur tour d’aider les citoyens.

Martin Ouellet, porte-parole du PQ en matière de finances

Pour éviter que la crise engendrée par la pandémie de la COVID-19 n'entache à long terme les dossiers de crédit de nombreux Québécois, M. Ouellet demande aux institutions financières de ne pas tenir compte d'éventuels retards de paiement durant les mois de mars et avril.

Plusieurs consommateurs et entreprises vont être en défaut de paiement. On demanderait que les institutions financières ne le signale pas aux Equifax et TransUnion de ce monde pour abaisser les cotes de crédit, indique-t-il.

On aimerait assurément un moratoire là-dessus, ajoute le député.

Enfin, M. Ouellet appelle les institutions financières à ne pas rappeler les marges de crédit des entreprises.

Alors que le Québec est sur pause, le nombre de comptes clients de moins de 90 jours, qui servent de garantie aux prêts, va fondre comme neige au soleil. En théorie, les institutions financières pourraient exiger des rappels de marges aux entreprises. Mais nous leur demandons de faire preuve de responsabilité et de ne pas profiter de la situation; l’aide d’urgence doit d’abord servir à protéger les entreprises et à relancer l’économie, plaide le Parti québécois.

M. Ouellet affirme discuter chaque semaine avec le ministre québécois des Finances afin de donner du souffle aux Québécois.

Le PQ souligne qu'il importe d'éviter que l'aide d'urgence offerte par les gouvernements ne serve à enrichir les institutions financières plutôt qu'à soulager les citoyens qui en ont besoin.

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