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COVID-19 : « facile de paranoïer quand on vit dans un immeuble avec un cas positif »

Les espaces partagés comme les ascenseurs posent un défi pour ceux qui vivent dans un immeuble à logements pendant cette pandémie.

Égoportrait de Josh Reid dans un corridor de son immeuble.

Josh Reid vit dans un immeuble à appartements au centre-ville de Winnipeg. Récemment, les résidents ont été avisés qu'une personne vivant dans l'immeuble avait été déclarée positif à la COVID-19.

Photo : Fournie par Josh Reid

Radio-Canada

Il y a deux semaines, Josh Reid a aperçu une note du gestionnaire de son immeuble, placée dans l’ascenseur, annonçant qu’un résident avait été déclaré positif à la COVID-19.

La note expliquait que la personne était en isolement dans son appartement et suivait les protocoles des autorités de la santé. Malgré tout, cette découverte a inquiété Josh Reid.

« Tu te demandes sur quel étage cette personne vit, si c’est mon voisin. Ce serait bien d’avoir plus d’information et de savoir ce qui a été fait pour atténuer les risques de transmissions », dit-il.

Les experts en santé publique confirment que les gens qui vivent dans des immeubles à logements sont plus susceptibles d’être exposés au coronavirus parce que la distanciation physique y est un peu plus difficile. 

Une main en gros plan qui pousse un bouton d'ascenseur.

Les experts médicaux disent qu’il existe un certain nombre de risques liés à la vie dans des logements multifamiliaux, par exemple parce qu'il y a plus de chances de toucher des surfaces que beaucoup d’autres personnes ont touchées.

Photo : Radio-Canada / Rachel Bergen

« Les gens partagent de nombreux espaces. Les gens vont et viennent, touchent les objets dans les espaces communs », explique le professeur agrégé de médecine à l’Université McGill Chen Liang.

En raison de cette réalité, « il y a plus de chance de transmettre le virus si quelqu’un a la COVID-19 dans l’édifice et que la décontamination appropriée n’est pas faite régulièrement », croit-il.

C’est exactement ce qui inquiète Josh Reid. « C’est facile de se sentir paranoïaque sachant que ça pourrait être votre voisin ou que vous avez partagé l’ascenseur [avec quelqu’un qui a la COVID-19 ] », admet-il.

Des façons de se protéger

La Dr Michelle Driedger, professeur au département des sciences de la santé à l’Université du Manitoba, conseille à ceux qui vivent dans un immeuble à logements de porter une attention particulière aux aires communes « où vous n’avez pas le contrôle sur l’environnement ».

Elle suggère de faire attention aux surfaces qui sont souvent touchées comme les boutons de l'ascenseur, les poignées de porte et les machines à laver.

Un homme descend des escaliers.

La Dr Michelle Driedger conseille d'éviter les ascenseurs et de plutôt utiliser les escaliers, mais en faisant attention de ne pas toucher les rampes.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Josh Reid dit qu’il désinfecte tout ce qu’il touche dans les aires communes, mais qu’il a peur que certaines choses soient hors de son contrôle. Il se demande par exemple si le virus peut voyager dans le système de ventilation de son immeuble.

Le médecin hygiéniste en chef du Manitoba le Dr Brent Roussin s’est voulu rassurant à ce sujet lors d’une conférence de presse il y a quelques jours.

« Vous n’avez pas à vous soucier des systèmes de chauffage et de ventilation, car la propagation du virus se fait par contact ou par la propagation de gouttelettes », a-t-il souligné.

Chen Liang confirme que bien qu’il n’y a pas de assez d’évidence pour complètement exclure la possibilité de transmission par les systèmes de ventilations ou les égouts, ce qu’on sait du nouveau coronavirus jusqu’à maintenant démontrer que les chances restent rares que cela se produise.

« Si vous gardez vos distances, ce devrait être assez. Se laver les mains est très très important », rappelle-t-il.

Avec les informations de Rachel Bergen

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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