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Agriculture : les chômeurs pourraient présenter une solution de rechange

(Archives) Des travailleurs étrangers temporaires s'affairent dans un champs.

(Archives) Des travailleurs étrangers temporaires s'affairent dans un champs.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’inquiétude subsiste chez les agriculteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean puisque l’arrivée de travailleurs étrangers pourrait être retardée en raison de la crise du coronavirus. Toutefois, le nombre élevé de chômeurs au pays pourrait offrir une solution de rechange.

D’ailleurs, dans certaines fermes, les curriculums vitae affluent depuis quelques jours.

Il y a beaucoup d’intérêt de la part de non-agriculteurs ou de néo-agriculteurs à venir travailleurs sur les fermes, confirme la propriétaire de la ferme Croque-Saisons et présidente de la Coopérative pour une agriculture de proximité, Caroline Poirier.

Normalement, en cette période de l’année, les travailleurs étrangers arrivent par dizaines pour prêter main-forte aux producteurs. Cette année, les agriculteurs ignorent cependant s’ils pourront les embaucher et dans quelles conditions.

C’est une grande inquiétude parce qu’il y a de plus en plus de producteurs au Québec et dans la région qui sont dépendants de ces travailleurs-là, rappelle Mario Théberge, président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

Selon nos informations, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) travaillerait actuellement à l’élaboration d’un plan visant à faire venir un maximum de travailleurs étrangers au Québec. Certains pourraient même arriver dès la semaine prochaine, ce qui a pour effet de rassurer les agriculteurs.

Le MAPAQ plancherait aussi sur un plan qui permettrait aux chômeurs de prêter main-forte aux agriculteurs.  

En ce moment, on reçoit une vague de CV de gens qui perdent leur emploi ou de gens qui ont toujours voulu faire le mouvement vers une carrière agricole et que là, la situation les pousse à explorer cette possibilité-là.

Une citation de :Caroline Poirier, présidente de la Coopérative pour une agriculture de proximité

Les chômeurs locaux présentent une solution intéressante pour combler les besoins pressants des agriculteurs, mais ceux-ci doivent faire preuve de prudence en raison des règles de l’assurance-emploi. C’est du moins l'avis de Sylvain Bergeron, coordonnateur de L’ASTUSE, un organisme qui vient en aide aux chômeurs.

Quand leur emploi régulier va recommencer, ils vont devoir faire un départ volontaire. Si, au cours de l’année, ils doivent refaire une période de chômage, ils pourraient être refusés parce qu’ils vont avoir fait un départ volontaire, fait-il valoir.

Dans le contexte actuel, Sylvain Bergeron pense qu’il faudrait assouplir ou suspendre certaines règles qui encadrent l’assurance-emploi pour permettre aux services essentiels, notamment l’agriculture, d’avoir accès à un plus grand bassin de travailleurs.

Environ 16 000 travailleurs étrangers sont embauchés chaque année au Québec, principalement dans les productions maraîchères.

D’après le reportage de Mélissa Savoie-Soulières

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