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COVID-19 : les réseaux de télécommunications du Grand Nord tiendront-ils le coup?

Une femme a un ordinateur posé sur les jambes.

De plus en plus de personnes sont confinées à la maison.

Photo : Getty Images

Télétravail, téléconférences, école en ligne, Netflix, YouTube, Facetime, longues conversations téléphoniques avec grand-maman ; le poids de la pandémie se fait déjà sentir sur les réseaux cellulaires et Internets. Est-ce que les infrastructures limitées du Grand Nord tiendront le coup face à la demande accrue? Nous avons posé la question aux fournisseurs.

Au cours des dernières semaines, Northwestel, le plus grand fournisseur d’Internet dans le nord du pays, dit avoir enregistré une hausse d’environ 50 % de l’utilisation de l’Internet à la maison pendant la journée.

L’entreprise a refusé les demandes d’entrevues de Radio-Canada, mais un porte-parole a répondu par courriel que des ajustements, incluant des améliorations à son infrastructure, ont été faits pour ajouter de la capacité à son réseau afin de répondre à la hausse.

« Notre réseau est en mesure d'accommoder la hausse de trafic sur la bande passante que nous avons vu jusqu'ici, indique le directeur des communications Andrew Anderson. Il n’y a pas de problème qui pourrait affecter la vitesse Internet d’une communauté. »

Northwestel admet qu’il y avait eu de la congestion dans ses systèmes de téléconférence pendant le jour, mais qu’une plus grande capacité a été ajoutée à ses services.

Une antenne parabolique de Nortwestel.

Northwestel assure que son réseau Internet pourra répondre à la hausse d’achalandage lié à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Anaïs Elboujdaïni

Chez Ice Wireless

Le message est similaire chez l'opérateur de réseau mobile Ice Wireless qui offre ses services LTE dans plusieurs collectivités du Nord. 

« C’est certain qu’on a vu une utilisation beaucoup plus élevée dans les deux dernières semaines, par contre, pour l’instant, le réseau tient le coup », indique son vice-président des affaires réglementaires et gouvernementales, Jean-François Dumoulin.

L’entreprise vient d’ailleurs de doubler la capacité de son réseau à Iqaluit. Une mesure qui n’était pas liée à la pandémie, mais qui est venue enlever un poids sur le réseau.

« Il y a certaines places où il y a beaucoup de marge de manoeuvre [comme à Yellowknife où le réseau est connecté à la ligne de fibre optique], et d’autres places où il y en a peut-être un peu moins, mais on aurait l’opportunité d'ajouter ou de rehausser, si le besoin était là. »

Chez SSi Micro

Le directeur de l'expansion de l'entreprise chez SSi Micro, Dean Proctor, qui offre, en autre, un réseau mobile dans les 25 collectivités du Nunavut et à Yellowknife, prône pour sa part la responsabilité sociale et l'utilisation responsable du réseau.

Il dit aussi avoir remarqué des hausses dans la demande, mais même s’il ajoute qu’il y a certaines mesures qui peuvent être prises pour augmenter la capacité du réseau, les infrastructures sont limitées et, à court terme, pourraient être saturées.

Plan serré de Dean Proctor portant une casquette de SSi Mobile.

Dean Proctor de SSi Micro prône l'utilisation responsable du réseau Internet.

Photo : Radio-Canada / David Gunn

« Que le réseau soit par fibre optique ou par satellite, il faut de la planification et des gens pour [accroître la capacité du réseau], explique Dean Proctor. La bonne nouvelle c’est que nous travaillons sans arrêt pour essayer de trouver d’autres solutions [...], mais ce n’est pas du jour au lendemain qu’on pourra améliorer la capacité. » 

Il prône donc un usage responsable de l’Internet. Ce qui veut dire : ne pas laisser Netflix jouer sans l’écouter ou ne pas envoyer de gros fichiers aux heures de pointe.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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