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Les futures mamans devront accoucher sans leur proche à l’Hôpital général juif

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Une mère tient son nouveau né.

Le reportage de Geneviève Normand.

Photo : iStock / CokaPoka

Toutes les femmes qui doivent accoucher prochainement à l’Hôpital général juif, à Montréal, devront le faire seules, sans conjoint ni proche.

C’est ce qu’a annoncé Louise Miner, directrice des services professionnels du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, vendredi, dans un courriel interne dont Radio-Canada a obtenu copie.

À partir d'aujourd'hui, les conjoints ne pourront plus être présents dans le centre de naissance et lors du séjour postnatal. Cette politique sera en vigueur pendant toute la durée de la pandémie, a-t-elle écrit, en anglais, à plusieurs membres du personnel de l’hôpital dans un message envoyé en matinée.

L’Hôpital général juif devient ainsi le premier de la province à adopter une telle mesure, selon le ministère de la Santé. Nous n’avons eu vent d’aucun autre établissement qui a pris cette décision, indique Robert Maranda, du service des communications.

La direction de l’hôpital est par ailleurs dans son plein droit d’agir ainsi, nous dit-on, puisqu’il s’agit d’un centre désigné pour la clientèle COVID où le risque d’entrer en contact avec des personnes infectées est très élevé.

Comme le ministère recommande que le second parent soit admis à l’accouchement et lors du séjour postnatal s’il ne présente pas de risque d’infection à la COVID-19, la décision s’explique aisément d’un point de vue épidémiologique, explique-t-on au ministère.

Ailleurs, les consignes varient.

Au CIUSSS de l'Ouest-de-l'Île-de-Montréal, on applique toujours la règle de l'unique accompagnateur.

On précise que lors de l’accouchement, une seule personne significative pourrait y assister et soutenir la mère durant son séjour postnatal. De plus, aucune sortie de la chambre n'était permise, sauf au congé ou lors d’une situation urgente. Le CIUSSS indique aussi suivre les recommandations du ministère de la Santé, mises à jour de façon régulière.

Au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, les consignes sont plus strictes. Si le deuxième parent peut, pour l’instant, assister à l’accouchement, il ne peut être présent lors du séjour post-partum. Peu importe [la] situation, l’accompagnateur devra quitter l’hôpital à la suite de l’accouchement. Il ne pourra revenir qu’au moment [du] congé, confirme Séléna Champagne, conseillère aux relations médias.

Pour que l’accompagnateur soit admis, toutefois, la future maman doit avoir subi un premier test de dépistage à la COVID-19 déclaré négatif, à moins d’indications contraires de l’équipe médicale.

L'accompagnateur n'a donc pas besoin d'avoir subi le test. Par contre, si la future maman n'a toujours pas reçu les résultats de son premier test de dépistage, son accompagnateur ne sera pas admis.

Les visites post-partum ont par ailleurs été interdites cette semaine à l'Hôpital du Sacré-Coeur-de-Montréal, explique Mme Champagne, en raison de la vétusté des lieux.

Il est plus difficile de faire respecter le confinement des accompagnateurs [dans cet hôpital], dit-elle.

Depuis le début de la crise sanitaire au Québec, le ministère de la Santé laisse le soin à chaque hôpital de décider si la présence du deuxième parent est permise lors d’un accouchement et si cette personne peut vivre le séjour post-partum avec la nouvelle maman.

Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) permet toujours les deux volets, une décision réévaluée chaque jour, a confirmé vendredi Isabelle Lavigne, porte-parole de l’institution.

Même chose du côté du CHU Sainte-Justine, indiquait jeudi la porte-parole Florence Meney.

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