•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le défi de dépendre de la Prestation canadienne d’urgence dans les grands centres

La ville de Toronto vue du dessus.

La ville de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Gallorini

Certains Canadiens accueillent à bras ouverts la Prestation canadienne d’urgence (PCU) alors que d’autres se demandent comment ils vont pouvoir payer leurs factures seulement avec cet argent, notamment dans les centres urbains où le coût de la vie est élevé.

Ce programme ne fonctionne pas pour tout le monde, estime Hooman Houtaham.

L’ingénieur de réseau informatique mis à pied temporairement par son employeur au début du mois d’avril en raison de la COVID-19 dit apprécier l’aide qu’il pourra recevoir du gouvernement, mais il se demande sérieusement comment il pourra s’en sortir avec un loyer de 2000 $ par mois.

C’est justement le montant que recevront les prestataires de la PCU, qui pourront commencer à faire leur demande le 6 avril, tout en fonction de leur mois de naissance.

2000 $, c’est aussi approximativement le loyer mensuel moyen d'un appartement à Toronto.

Ce n’est pas comme si on voulait habiter à Toronto, on est venus ici parce que nos emplois sont ici, explique l’Iranien d’origine maintenant résident permanent du Canada. 

Heureusement, la conjointe de M. Houtaham a toujours son emploi de secrétaire. Malgré tout, les temps à venir seront difficiles pour le couple. 

Ils [le gouvernement] devraient considérer différents scénarios, selon lui.

M. Houtaham dit néanmoins comprendre que le gouvernement n’est pas responsable de l’endroit où les gens décident d’habiter.

Un homme regarda la caméra pendant une entrevue.

Étienne Dessaudes fera une demande pour la Prestation canadienne d'urgence. L'homme a perdu son emploi en raison de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

On va arrêter de boire des petites bières le week-end

Étienne Dessaudes et sa conjointe, eux aussi citoyens de Toronto, eux, sont bien heureux de recevoir de l’aide de l’État.

On le prend, c’est le bienvenu, affirme celui qui est normalement recruteur de personnel bilingue pour des entreprises.

De nationalité française, M. Dessaudes trouve toutefois difficile de voir que dans son pays d’origine, les gens gagnent près de 80 % de leur salaire grâce à l’aide de l’État.

On voit les avantages de notre pays, mais on est quand même contents.

Le recruteur s’estime toutefois chanceux de ne pas habiter seul. En plus d'échapper à la solitude, ça lui permet de partager les coûts et payer le loyer.

On est à 1400 $ par mois, et tout seul, ce n’est pas possible, croit M. Dessaudes, qui reste positif malgré tout. 

Il faut aller de l’avant, il faut respecter les règles. […] Après ça, le cours de la vie reprendra.

Étienne Dessaudes

Rappelons que dans le cadre de son Plan d’intervention économique du Canada pour répondre à la COVID-19, le gouvernement fédéral a annoncé le 25 mars que les gens ayant perdu leur emploi à cause du virus recevront une aide financière.

La PCU permettra à ces travailleurs de recevoir 500 $ imposables par semaine durant un maximum de quatre mois.

Les informations concernant cette prestation sont disponibles ici. (Nouvelle fenêtre)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Toronto

Économie