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Québec révélera mardi ses projections sur la durée et l'ampleur de la pandémie

Divers scénarios seront présentés par le premier ministre Legault et le Dr Arruda.

MM. Legault et Arruda en conférence de presse.

Il faudra encore attendre quelque jours pour avoir une bonne idée de ce à quoi pourrait ressembler la « courbe épidémique » du Québec pendant les prochains mois.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Les Québécois devront patienter jusqu'à mardi 13 h pour avoir l'heure juste quant à ce qui les attend dans les prochains mois.

Le premier ministre François Legault révélera alors à la population quels sont les scénarios les plus probables de propagation du virus de la COVID-19 au Québec dans les semaines et mois qui viennent.

À quel moment doit-on s'attendre à voir le nombre de cas confirmés atteindre un sommet avant de commencer à diminuer? Combien de personnes risquent d'être atteintes, au total? Quand la courbe de propagation s'aplatira-t-elle? Combien de décès faut-il craindre d'ici la fin de la pandémie?

Les réponses à ces questions, sous forme de projections, sont attendues mardi prochain, au cours de la conférence de presse quotidienne du premier ministre, qui risque d'être fort suivie par la population, déjà lasse d'être confinée à la maison.

Il faudra prendre ces informations avec prudence, toutefois, puisqu'il s'agira d'estimations et de projections, qui pourront s'avérer seulement si l'évolution de la propagation est conforme à ce que prévoient les experts de la santé publique.

M. Legault a l'intention de présenter diverses hypothèses : certainement le scénario le plus probable, et éventuellement des scénarios plus optimistes et plus pessimistes de retour à la vie normale.

C'est ce qu'il a indiqué vendredi au cours de sa conférence de presse quotidienne sur le sujet.

Une inconnue de taille : le degré d'observation, par la population, des consignes de distanciation sociale et d'interdit de rassemblement au cours des prochaines semaines deviendra une variable incontournable pour valider ces scénarios.

Chose certaine, le nombre de cas va continuer à augmenter à un rythme rapide. Vendredi midi, on comptait 6101 personnes atteintes, une hausse de 583 cas en 24 heures. Le nombre de décès est rendu à 61, tandis que 429 personnes sont hospitalisées.

Le nombre de cas est sous-estimé

Ces données officielles, rendues publiques chaque jour, ne donnent pas un portrait juste de la situation, cependant. En réalité, le nombre de personnes contaminées est probablement beaucoup plus important au Québec.

C'est ce qu'a admis vendredi le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, se disant toutefois incapable pour l'instant d'évaluer, même approximativement, à quelle fraction de la propagation réelle les chiffres publiés correspondent.

Assurément, les données publiées quotidiennement ne sont jamais à la hauteur du nombre de cas réel de personnes contaminées, a-t-il dit.

C'est clair que c'est une sous-estimation, a convenu M. Arruda, car le chiffre ne tient pas compte de plusieurs cas de figure, dont les gens asymptomatiques et les gens qui ont attrapé le virus sans passer de test et sans le déclarer.

Pour chaque cas déclaré, combien y en a-t-il d'autres qui restent cachés? Impossible à dire, selon le Dr Arruda.

Au total, l'important, c'est que nos mesures fonctionnent, a observé de son côté le premier ministre, voulant se faire rassurant sur la situation au Québec, quand on la compare à d'autres pays.

Il en veut pour preuve qu'on compte au Québec bien moins de décès par million d'habitants qu'aux États-Unis, notamment.

L'explosion récente du nombre de cas aux États-Unis va d'ailleurs compliquer les choses pour obtenir de l'approvisionnement médical en provenance de ce pays désormais, au moment où les réserves des hôpitaux du Québec ne dépassent pas une semaine.

Il faut être réaliste. Cela va peut-être être difficile de continuer à recevoir certaines commandes des États-Unis, a commenté M. Legault, notamment en ce qui a trait aux masques, dont le Québec a un besoin criant à très court terme.

Une grande leçon pour le Québec : il devra s'assurer à l'avenir de devenir autonome pour les biens essentiels, a dit le premier ministre, tant sur le plan de l'équipement médical que de l'approvisionnement alimentaire, pour éviter de se retrouver à nouveau dans pareille situation précaire.

Dans le contexte actuel de pénurie, selon M. Legault, les grandes villes du pays où le virus fait des ravages, comme Montréal et Toronto, devraient avoir la priorité de l'approvisionnement qui sera rendu disponible prochainement en équipement médical.

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