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COVID-19 : resserrement des restrictions à Long Point

Pendant la semaine culturelle, presque toutes les institutions de Winneway sont fermées. Seul le centre de santé demeure ouvert en cas d'urgence.

La Première Nation de Long Point resserre ses mesures de sécurité contre le coronavirus. (archives)

Photo : Radio-Canada

La Première Nation de Long Point à Winneway, au Témiscamingue, resserre les mesures de sécurité pour éviter la propagation du coronavirus, entre autres une plus importante surveillance des corps de sécurité et de nouvelles restrictions sur les entrées et sorties.

Plus tôt cette semaine, le conseil de la Première Nation avait décrété l’état d’urgence et demandé aux gouvernements provincial et fédéral d’envoyer davantage d’effectifs de sécurité.

Le chef de la communauté de Long Point, Steeve Mathias, confirme que depuis mercredi, la Sûreté du Québec a déployé deux agents par quart de travail pour patrouiller la communauté.

Steeve Mathias pose devant des casiers,

Steeve Mathias, chef de la Première Nation de Long Point, à Winneway.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Le ton est déjà beaucoup plus respectueux. Le sentiment que j’ai, c’est que les gens se conforment plus, et ce n’était pas le cas la semaine passée, observe Steeve Mathias.

Du côté du gouvernement fédéral, un budget a été mis à la disposition de la communauté pour obtenir les services d’une agence de sécurité privée. Vendredi après-midi, le conseil de bande décidera quelle agence de sécurité il engagera, rapporte M. Mathias.

Cette hausse de surveillance a pour objectif de s’assurer du respect des mesures de confinement.

Fermeture complète

D’ailleurs, dès vendredi soir, seuls les déplacements urgents et les rendez-vous médicaux seront autorisés. Steeve Mathias indique que le conseil s’inquiète de plus en plus, surtout depuis l’annonce de cas de coronavirus au Témiscamingue.

Le contexte de Winneway nous rend encore plus vulnérables à cause du surpeuplement de nos logements et aussi au niveau des maladies chroniques qu’on a, comme le diabète, le fait qu’il y a des gens qui sont sur la dialyse, des problèmes d’asthme, précise le chef de Long Point. Ça nous inquiète beaucoup et nous autres, on croit que si le virus rentre dans la communauté, il va se propager assez rapidement.

Il ajoute qu’une grosse commande de nourriture a été livrée aujourd’hui puisque les membres de la communauté ne pourront pas sortir pour aller à l’épicerie. Le conseil considère d’entreposer de la nourriture dans l’école, car l’immeuble comporte une chambre froide.

Des efforts à Kitcisakik aussi

La communauté de Kitcisakik a aussi limité les entrées et sorties aux déplacements essentiels, comme l’épicerie, le plein d’essence et les rendez-vous médicaux. Régis Penosway, chef de la communauté de Kitcisakik, mentionne qu’un poste de contrôle a été installé à l’entrée de la communauté pour surveiller les déplacements.

La communauté collabore quand même très bien, se réjouit Régis Penosway. On fait ça pour la sécurité de nos membres.

Une affiche annonçant l'accès routier à la communauté autochtone anichinabée de Kitcisakik, au coeur de la réserve faunique La Vérendrye, en Abitibi-Témiscamingue.

Une affiche annonçant l'accès routier à la communauté autochtone anichinabée de Kitcisakik, au coeur de la réserve faunique La Vérendrye, en Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Selon le chef, les barrages déjà installés par la Sûreté du Québec près de la communauté sur la route 117 contribuent à limiter les allées et venues sur le territoire.

Les personnes qui doivent se rendre à des rendez-vous médicaux embarquent dans un véhicule réservé spécialement pour eux.

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