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Oui, il y a un cas dans la zone 6, dit Isabelle Thériault

Caraquet, en hiver.

Il s'agirait du premier cas de COVID-19 dans la Péninsule acadienne.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Il y a bel et bien un cas de coronavirus dans la zone 6, qui comprend la Péninsule acadienne et la région Chaleur, selon la députée de Caraquet.

Isabelle Thériault a pris les devants vendredi après-midi pour annoncer la nouvelle sur les réseaux sociaux.

J’ai la confirmation que nous avons un cas qui a été testé dans la zone 6 et qui a été confirmé COVID-19 positif.

Isabelle Thériault, députée de Caraquet

Depuis deux jours, je demande aux autorités de partager cette information au public. Cependant, puisque rien ne bouge et surtout, parce que je suis redevable à la population, j’ai choisi de vous en informer.

Imbroglio sur la zone

La députée confirme aussi qu’il y a eu une confusion sur l’endroit réel ou habite la personne malade.

Ce cas a été comptabilisé (à cause de l’adresse civique du patient) dans la zone 1. Cela a donc créé une certaine confusion. Depuis, la santé publique nous a dit que les cas seraient dorénavant comptabilisés à partir du lieu où ils sont testés.

Plus tôt cette semaine, la mairesse de Saint-Quentin, Nicole Somers, a dit dans les réseaux sociaux qu’une personne résidant à Caraquet était atteinte de la COVID-19, mais qu’elle avait été testée à Moncton. La Santé publique n’a jamais confirmé cette information, qui s’est rapidement propagée dans la région.

Jeudi, la médecin hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, avait fait un plaidoyer pour encourager la population à vérifier ses sources et à se fier aux informations transmises par Fredericton. J'aimerais que les gens s'abstiennent de répandre des rumeurs.

Ce n’est pas sain et ce n’est pas productif.

Dre Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef

C’est alors qu’elle a précisé que les endroits où il y a des cas de coronavirus sont déterminés par le lieu du test et non le lieu réel de résidence d’une personne malade.

Questionnée sur la possibilité que le déplacement des gens entre les régions puisse réduire la fiabilité de ces données, la médecin s’était contentée de répondre que le message est toujours de de rester à la maison, sauf pour faire les épiceries et prendre une marche.

Cette semaine, la Santé publique n’a pas été en mesure de confirmer à Radio-Canada si une personne malade réside dans la Péninsule acadienne et si une personne malade avait passé dans la région.

La Ville de Caraquet revient bredouille

La Ville de Caraquet a aussi tenté d’obtenir des réponses ces derniers jours à la suite des rumeurs qui ont circulé. Le maire Kevin Haché précise toutefois que la Ville n’a pas réussi à obtenir plus de détails que ceux fournis dans les déclarations officielles, lors des points de presses quotidiens.

On avait contacté le bureau des mesures d’urgence de la province leur demandant des informations. On n’a pas eu d’information à la suite de ça.

Le maire de Caraquet dit qu’il avait été alors satisfait des réponses du gouvernement. Toutefois, il remet en question la division de la province en zones.

Je trouve ça un peu drôle qu’on ait divisé la province en zones, si on ne nous donne pas l’information où est-ce que la personne habite pour dire : regarde, il y a un cas dans cette région-là.

Savoir où est-ce que le test a été pris, ce n’est pas bien bien important.

Kevin Haché, maire de Caraquet

Il propose que les cas soient annoncés pour l’ensemble de la province.

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Nouveau-Brunswick

Santé publique