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Traverser le Canada en pleine crise du coronavirus

Un homme et une femme, l'air grave, devant une camionnette de marque Westfalia.

Samuel Caron et Joëlle Massé s'apprêtent à traverser le Canada en pleine crise du coronavirus.

Photo : Samuel Caron

Samuel Caron et Joëlle Massé, un couple de Shawinigan, commencent un long voyage en voiture, avec leur fils Albert, de retour de Powell River en Colombie-Britannique vers le Québec. Ils ramènent avec eux les cendres du père de Joëlle, mort d'un cancer là-bas.

On attendait les cendres et là, on est prêt. Dans les dernières volontés [du père de Joëlle], il y avait de ramener sa Westfalia au Québec. Donc, c'est ce qu'on fait, relate M. Caron.

Joëlle Massé a reçu un appel au début du mois de mars de la conjointe de son père. Elle lui indique alors qu'il est très malade. Après de nombreux tests, les médecins découvrent qu'Alain Massé est en phase terminale d'un cancer des poumons.

La famille s'envole donc pour la Colombie-Britannique, le 10 mars, où son père demeure. C'est peut-être la dernière fois qu'ils pourront voir Alain.

L'état d'Alain s'est vraiment aggravé et pour nous, il n'était pas question qu'on le laisse seul, souligne M. Caron.

Alain Massé est décédé le 28 mars dernier à l'âge de 60 ans. Après avoir effectué les arrangements funéraires, Joëlle Massé et Samuel Caron sont maintenant de retour vers Shawinigan en pleine crise du coronavirus.

Un long voyage de retour

Le couple estime que le périple devrait prendre environ neuf jours, puisqu'ils ont avec eux leur fils Albert, âgé de 22 mois. Ils ont d'ailleurs prévu des provisions pour le trajet complet et le nécessaire de désinfection pour les rares arrêts.

Puisqu'ils sont à bord d'une camionnette Wesfalia, ils ont un lit, un réfrigérateur et un petit réchaud à bord.

En ayant un enfant en bas âge, on s'est préparé en conséquence. Tout est prévu. Mon fils n'est pas censé manquer de rien et je ne veux pas le mettre en danger non plus, souligne Samuel Caron.

Les Shawiniganais entendent dormir dans les haltes routières sur le bord du chemin pour limiter au maximum les contacts humains durant ce trajet.

On va faire du bord d'autoroute, j'ai l'impression. Je ne pense pas qu'on ait le temps ou le loisir de se chercher des campings, continue M. Caron.

La famille est bien consciente qu'elle risque de traverser des barrages routiers.

J'ose espérer que le monde va avoir assez de jugement pour comprendre la situation. On n'est pas des vacanciers. On fait pas du camping. On retourne chez nous.

Samuel Caron indique que la petite famille prendra les choses une journée à la fois.

J'ai dit à Joëlle que s'il y a un imprévu ou un stress quelconque, elle ne s'occupe de rien. La portion route, je m'en occupe. La portion revenir à la maison, je m'en occupe. Elle n'a maintenant qu'à vivre son deuil et passer du temps avec son fils, conclut-il.

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Mauricie et Centre du Québec

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