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COVID-19 : vers un port du masque en public généralisé?

Un homme muni de lunettes de ski, d'une cagoule et de gants assis dans un wagon de métro.

Un homme a pris les moyens du bord pour se prémunir contre la propagation du coronavirus dans ce wagon du métro de Toronto. (archives)

Photo : Reuters / Chris Helgren

Nicolas Haddad

La ville de New York a demandé à ses résidents de se couvrir la bouche et le nez en tout temps à l’extérieur de chez soi et Ottawa n’écarte pas de faire de même.

L'administration du maire de New York, Bill de Blasio, avait pris cette décision — qui pourrait être reprise à l’échelle nationale par la Maison-Blanche dans les prochains jours — après la publication, le 1er avril, d’une étude qui a révélé que les personnes asymptomatiques ou présymptomatiques propagent le virus sans en être conscientes.

La docteure Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, parle au micro durant une conférence de presse.

Pour la Dre Theresa Tam, la distanciation sociale demeure une mesure plus efficace que le port d'un masque. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Ce n'est vraiment qu'au cours des derniers jours ou des dernières semaines qu'un certain nombre d'études ont été publiées et nous en prenons connaissance activement, a déclaré, vendredi, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam.

Selon la Dre Tam, les études sur la COVID-19 qui se font en parallèle de sa propagation entraîneront un certain nombre de changements concernant la façon dont les organismes de santé publique géreront l'éclosion du coronavirus.

Nous analyserons les dernières études et nous déciderons si cela changera les pratiques dans nos communautés et nos hôpitaux.

Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada

Quant aux études sur la propagation du coronavirus, Dre Tam soutient que les organismes de santé publique cherchent d’abord à comprendre comment se fait la transmission des cas, soit à quel moment, et dans quelles conditions.

Cette dernière souligne toutefois que les masques médicaux devront être distribués prioritairement aux travailleurs dans le domaine de la santé, plutôt qu’au grand public.

L'utilisation d'un masque n'est pas encore recommandée pour tous

Les gouvernements fédéral et ontarien ne recommandent pas pour l’instant le port d’un masque, médical ou autre, pour les gens en santé.

Selon Santé Canada, le port d'un masque dans l’absence de maladie peut donner une fausse impression de sécurité.

De plus, il existe un risque potentiel d'infection associée à l'utilisation et à l'élimination inappropriées du masque. Il faut également le changer fréquemment, peut-on lire dans un courriel envoyé par Santé Canada à Radio-Canada.

Des passants déambulent sur une rue dans un décor urbain.

Un piéton porte un masque de protection à Toronto (archives)

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Quant à la métropole canadienne, la médecin hygiéniste adjointe de Santé publique Toronto, Dre Vinita Dubey, ne recommande pas que le public porte régulièrement des masques.

Cette dernière justifie cette décision de la Ville par un souci de vouloir conserver les masques pour les prestataires de soins de santé, y compris ceux qui travaillent dans des foyers de soins de longue durée.

La porte-parole a également confirmé que la Ville n'envisage pas pour l’instant de recommander l'utilisation d’un masque dans les espaces publics à l’image de New York.

La Dre Dubey soutient toutefois que Santé publique Toronto suivra les conseils scientifiques fondés sur des données probantes des organismes de santé publique provinciaux et nationaux.

Les masques deviennent-ils de plus en plus précaires?

La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, a annoncé en conférence de presse, vendredi que le Canada emploie une approche en deux temps pour assurer ses stocks de masques médicaux.

On doit en acheter d’un côté, et de l’autre en manufacturer.

Chrystia Freeland, vice-première ministre du Canada

On en a assez pour maintenant, mais on a besoin de plus pour les jours et semaines qui avancent, a déclaré la vice-première ministre du Canada.

Selon cette dernière, le Canada fait face à une grande concurrence dans le marché international pour se procurer des masques médicaux qui serviront à protéger les travailleurs de la santé partout au pays.

Un femme portant un masque devant une machine à coudre.

Kelly Freeman, copropriétaire des boutiques Doll Factory by Damzels, s'affaire à produire des masques pour les travailleurs de première ligne à Toronto. (archives)

Photo : Kelly Freeman/Doll Factory by Damzels

Alors que de nombreux canadiens s'affairent à confectionner de masques faits-maison, qui n’ont pas été prouvés d'empêcher la propagation du coronavirus, l’administratrice en chef de la santé publique du Canada y voit tout de même une utilité.

Selon la Dre Theresa Tam, ceux-ci peuvent aider à empêcher de toucher le nez et la bouche. Il serait cependant essentiel pour ceux qui s’en servent d'apprendre à utiliser un masque, y compris le lavage des mains avant et après l'avoir mis, et de s'assurer qu'il est bien hermétique.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

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Toronto

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