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Des bénévoles à la rescousse des banques alimentaires de l’Abitibi-Témiscamingue

Deux femmes préparent des boîtes de nourriture dans un entrepôt, le sourire fendu jusqu'aux oreilles.

Ginette Larose, bénévole régulière à la banque alimentaire, et Paco Bureau, bénévole, préparent les boîtes qui seront livrées.

Photo : gracieuseté Ressourcerie Bernard-Hamel

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des travailleurs en congé forcé mettent leur temps au service des autres. Avec la fermeture des écoles, d’entreprises et commerces pendant trois semaines au Québec, la Ressourcerie Bernard-Hamel à Rouyn-Noranda a trouvé de nouveaux bénévoles.

Nadine Uwinama a été contactée grâce aux réseaux sociaux. Elle avait écrit un commentaire sous une publication d’appel aux bénévoles.

Depuis, elle a accueilli des bénéficiaires de l’aide alimentaire à la Ressourcerie Bernard-Hamel et préparé des boîtes pour la livraison. En travaillant, tout le monde le sait qu’on est occupé, on ne prend pas le temps de regarder ce qui se passe autour de nous, mais ce temps d’arrêt-là nous a permis de voir les besoins qui sont sur le terrain et qu’on peut aussi aider à combler ces besoins-là, dit-elle. Ils n’arrêtaient pas de nous dire “merci d’être là, merci de vous impliquer!”, ça m’a fait chaud au coeur, ajoute Nadine Uwinama.

Une femme portant un dossard et tenant une liste de noms sourit à la caméra.

Nadine Uwinama a interpellé ses collègues à la CSRN pour organiser des équipes de bénévoles.

Photo : gracieuseté Ressourcerie Bernard-Hamel

Elle a contacté des collègues pour former une équipe de livraison et ainsi donner un répit aux bénévoles plus âgés.

J’ai dit: “il y a des gens âgés en train de donner un coup de main, et moi je connais beaucoup de jeunes professeurs, je travaille à la Commission scolaire, je sais qu’il y en a qui sont très dynamiques qui peuvent venir donner un coup de main, affirme Nadine Uwinama.

Avec de nombreuses précautions, elle témoigne de l’accueil positif des bénéficiaires.

C’est sûr que c’est inquiétant, mais on prend des dispositions, on se lave les mains régulièrement, on respecte à peu près les distances, on fait ce qu’on a à faire, on n’est pas là pour se donner des câlins! Les sourires et les clins d’oeil ça fait toujours plaisir.

Service de livraison

Normalement, le service de livraison est disponible pour les personnes à mobilité réduite. On a à peu près entre 35 et 42 ménages qu’on livre directement à la maison, qu’on fait en collaboration avec les taxis. Présentement, ils ne peuvent pas nous aider. En période de crise, c’est une équipe de bénévoles qui s’est formée pour assurer ce service-là, explique Nathalie Larose, directrice adjointe aux services communautaires à la Ressourcerie Bernard-Hamel.

Huit personnes posent autour de quatre voitures dont la valise est remplie de sacs et de caisses de nourriture.

Nadine et son équipe de bénévoles ont livré la nourriture aux personnes seules jeudi.

Photo : gracieuseté Ressourcerie Bernard-Hamel

Les personnes seules peuvent maintenant aussi en bénéficier. Ils voient les efforts qu’on fait et la mobilisation de la population, ajoute Nathalie Larose. Ça les rassure beaucoup. On se rend compte de plus en plus qu’on a beaucoup de personnes âgées, beaucoup de personnes isolées.

Elle raconte qu’un bénévole a même pris le temps de parler avec une femme seule de 72 ans lors d’une livraison au lac Bousquet. On sait qu’elle n’a aucune autre aide, elle ne peut pas se déplacer, donc on a augmenté son dépannage alimentaire et on va la rappeler au cours du mois pour prendre de ses nouvelles et voir comment ça va.

La banque alimentaire

Plus de 700 ménages reçoivent de l’aide alimentaire et plus de 30 % des bénéficiaires sont des enfants. Ça monte de jour en jour, dit Nathalie Larose.

La Ressourcerie Bernard-Hamel reçoit des candidatures pour du bénévolat, des dons en argent et en denrées de la part des particuliers et d’entrepreneurs. On a des entreprises qui nous proposent carrément de nous envoyer des employés qui sont payés pour venir nous donner un coup de main, on est choyé présentement, souligne la directrice adjointe aux services communautaires.

Des personnes font la file pour recevoir de la nourriture dans le stationnement d'une banque alimentaire.

Les bénéficiaires n'entrent plus à la banque alimentaire, pour limiter les allées et venues. Un service de livraison a été mis en place pour les personnes seules, jeudi.

Photo : gracieuseté Ressourcerie Bernard-Hamel

Ce vendredi, La Tablée des Chefs interpelle aussi les chefs du Québec pour cuisiner des plats pour les banques alimentaires. Avec les Cuisines Solidaires, ils s’attendent à remettre au moins 12 000 repas à la Ressourcerie Bernard-Hamel et 12 000 au Centre de Bénévolat de la Vallée-de-l’Or.

La production des repas devrait débuter le 13 avril et s’échelonner sur quatre semaines. L’initiateur du projet et directeur général de La Tablée des Chefs, Jean-François Archambault, affirme que les ingrédients seront inscrits sur les emballages pour les personnes qui souffrent d’intolérances et d’allergies.

Les chefs évaluent actuellement le menu en fonction des aliments disponibles. On parle souvent de comfort food, alors un pâté chinois à l'effiloché de porc avec un peu de sirop d’érable du Québec ce sera pas mal le fun de voir ça sur les tables et de pouvoir envoyer ça dans les régions du Québec, ajoute-t-il.

Les restaurateurs de l’Abitibi-Témiscamingue sont invités à se joindre à l’initiative.

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