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Un court camp d’entraînement nuirait-il aux jeunes joueurs de la LCF?

Montage où l'on voit la ligne offensive des Roughriders à gauche et Vincent Roy en entrevue à droite.

À son deuxième camp d'entraînement, Vincent Roy tentera de se tailler une place avec les Roughriders (archives).

Photo : Radio-Canada

Après avoir reporté ses camps d’entraînement plus tôt cette semaine, la Ligue canadienne de football continue d’explorer les différents scénarios en vue de la prochaine saison. L’un d’eux : une saison et un camp écourtés, chose qui ne ferait pas le bonheur des jeunes joueurs qui tentent de gagner un poste.

Dans la mesure où les camps sont écourtés, cela nuirait-il aux jeunes joueurs? Un directeur général, une potentielle recrue et un agent de joueurs se prononcent sur la question.


Le directeur général

Après une carrière de 14 saisons dans la LCF, de 1997 à 2010, le centre Jeremy O’Day a occupé quelques postes de direction au sein des Roughriders de la Saskatchewan. Depuis janvier 2019, il est le directeur général de la formation.

Jeremy O'Day lors de la conférence de presse pour annoncer sa nomination au poste de directeur général des Roughriders.

Depuis 2010, Jeremy O'Day a délaissé ses crampons pour divers postes au sein de la direction des Roughriders (archives).

Photo : La Presse canadienne / Michael Bell

À l’instar de joueurs, dirigeants et partisans, Jeremy O’Day nage dans l’incertitude quant à la saison 2020.

De la maison, l’architecte des Roughriders se prépare du mieux qu’il peut aux innombrables scénarios envisageables. Il estime que la maturité de sa formation lui permet d’aborder toutes les options avec confiance.

Je me sens confortable avec la possibilité que le camp d’entraînement soit court. Nous allons revoir presque tous nos joueurs de la dernière saison. Nous avons une équipe relativement vieille qui sera prête peu importe le scénario.

C’est sûr que nous aurions de la peine pour les jeunes joueurs qui auraient beaucoup moins de temps pour impressionner les entraîneurs.

Jeremy O'Day, directeur général des Roughriders

Du même souffle, il avoue qu’il préférerait que la courbe du coronavirus soit aplatie et qu’il n’ait pas à gérer cette délicate situation. L’ancien joueur qu’il est ne veut pas avoir à briser le cœur de joueurs qui partagent les rêves que lui-même chérissait à la fin des années 90.


Le jeune joueur

Le joueur de ligne offensive Vincent Roy a conclu son stage universitaire l’automne dernier avec le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke. Repêché par les Roughriders en 6e ronde en 2019, il espère se tailler un poste à son deuxième camp d’entraînement avec l’équipe.

Vincent Roy tout sourire en entrevue à Radio-Canada aux abords d'un terrain de football.

Vincent Roy ne croyait pas qu'il intéressait les Riders. Il s'agit de la seule équipe qui ne lui avait pas parlé avant le repêchage.

Photo : Radio-Canada

Mis au parfum des propos de Jeremy O’Day, le Québécois préfère « ne pas se concentrer là-dessus ».

La seule chose que je peux faire est de m’entraîner du mieux que je peux pour arriver prêt à 100 % au camp.

Pandémie oblige, Vincent Roy doit, comme plusieurs athlètes, s’entraîner de la maison. Bien qu’il tente de joindre l’utile à l’agréable, il avoue qu’il aurait préféré le faire dans un gymnase traditionnel en vue du camp d’entraînement le plus important de sa jeune carrière.

C’est difficile mentalement de se motiver. Cette situation amène son lot de stress.

Vincent Roy, espoir des Roughriders

Un facteur qui pourrait cependant aider Vincent Roy à faire sa place parmi le groupe de gardes du corps du quart-arrière Cody Fajardo : les Riders ont perdu beaucoup de plume à cette position pendant la saison morte.

Des places sont maintenant libérées. Ça me motive encore plus. Je me présenterai en Saskatchewan avec l’intention de décrocher un poste, lance avec détermination celui qui a récemment signé un contrat d’un an, auquel s’ajoute une année d’option.


L’agent de joueurs

Sasha Ghavami est avocat et agent de joueurs de football. Il compte plusieurs clients aux niveaux universitaire et professionnel, dont Antony Auclair et Laurent Duvernay-Tardif, deux Québécois évoluant dans la meilleure ligue de ballon ovale au monde, la NFL.

Sasha Ghavami (gauche) et Laurent Duvernay-Tardif

Sasha Ghavami (gauche) est un ami de longue date de Laurent Duvernay-Tardif. Il est l'homme qui a aidé «LDT» à faire sa place dans la NFL (archives).

Photo : Radio-Canada / Alain Décarie

À savoir si cela va désavantager les jeunots de son écurie, Sasha Ghavami rappelle que les dirigeants des neuf formations de la LCF ont une responsabilité en ce qui a trait à l’évaluation de leurs athlètes.

Ce sera difficile pour certains joueurs d’avoir l’opportunité parfaite de se faire valoir. Ce sera un défi pour les entraîneurs et les directeurs généraux, mais les équipes ont le devoir de s’assurer de bien évaluer leurs joueurs, dit l’agent qui reconnaît que la situation « est loin d’être idéale » pour toutes les personnes concernées.

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