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Une ligne d’écoute du Québec offerte aux Franco-Albertains

Vue sur une dame qui est debout à côté d'une fenêtre. Elle est dans le noir.

En appelant Tel-Aide Outaouais, les Franco-Albertains auront directement accès à un bénévole formé par des professionnels en santé mentale.

Photo : Associated Press / Pavel Golovkin

Les Franco-Albertains qui vivent des situations de détresse mentale à cause de la COVID-19 peuvent maintenant communiquer avec le service de Tel-Aide Outaouais (TAO) qui est accessible aux plus de 18 ans 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Ce service a été créé en partenariat avec le conseil scolaire FrancoSud, TAO et le projet Appartenance. La gestionnaire de ce projet, Hélène Scott-Casey, dit que les services de santé de la province offrent une ligne d’aide, mais avec un traducteur.

Quand on est en situation de crise ou de dépassement, on a besoin de parler plus dans notre langue maternelle. Ça enlève une barrière quand on a accès à un francophone, explique Mme Scott-Casey.

La pandémie de COVID-19 est moment très stressant pour les individus et les communautés.

Hélène Scott-Casey, gestionnaire du projet Appartenance

Les mesures prises pour éviter la propagation du coronavirus ont un impact majeur sur la situation financière des travailleurs, mais aussi sur leur vie de famille. Se retrouver en télétravail à la maison tout en gérant sa famille peut créer un sentiment de dépassement, ajoute Hélène Scott-Casey

Mais ce n’est pas la première fois que les bénévoles de TAO aident les Franco-Albertains. La ligne d’écoute a été offerte durant les feux de forêt de Fort McMurray en 2016 et en 2017.

Sa directrice générale, Monique Chartrand, dit que TAO a acquis une expertise de l’écoute empathique des francophones en milieu minoritaire.

L’Alberta n’est d’ailleurs pas la seule à avoir accès à ce service durant la pandémie. L'organisme québécois a une entente avec les francophones du Yukon, et une entente avec les organismes fransaskois est sur le point d'être finalisée.

C’est bien certain qu’on est conscient, en Outaouais, au Québec, des conséquences de la COVID-19. On est aussi affecté par la situation et comme on a les ressources, pourquoi ne pas les mettre à profit en Alberta également, affirme la directrice générale.

Être écouté est à la base un besoin fondamental.

Monique Chartrand, directrice générale de Tel-Aide Outaouais

Les 50 bénévoles affectés à ce service offrent une écoute empathique. C’est une écoute attentive, où le bénévole laisse la personne exprimer ses émotions et ses inquiétudes sans intervenir. À la fin de l’appel, le degré d’anxiété a diminué. Les gens ont en fait les outils pour s’en sortir, précise Monique Chartrand.

Par ailleurs, si l'appelant vit une détresse plus profonde et qu'il a, par exemple, des idées suicidaires, il sera alors dirigé vers les ressources plus adaptées à son état de crise.

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