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Des modèles projettent 1600 morts en Ontario d'ici la fin du mois d'avril

Doug Ford en conférence de presse.

Le premier ministre ontarien, Doug Ford.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Des modèles projettent 1600 morts et 80 000 personnes atteintes de la COVID-19 en Ontario d'ici la fin du mois d'avril.

D'ici la fin de la pandémie, qui pourrait durer 18 mois ou même 2 ans, si on n'avait rien fait, nous aurions eu 100 000 morts, a expliqué le Dr Peter Donnelly, président et chef de la direction de Santé publique Ontario, en point de presse vendredi.

Il estime qu'entre 3000 et 15 000 Ontariens perdraient la vie d'ici la fin de la pandémie si les mesures de confinement actuelles étaient maintenues.

Un graphique montre que les mesures actuelles permettent d'éviter 4400 morts.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

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Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

En point de presse vendredi, le docteur Peter Donnelly a révélé trois scénarios de propagation dans la province.

Si la province n'était pas intervenue, 6000 personnes auraient succombé à la COVID-19 en Ontario d'ici la fin avril, selon ces modèles, et plus de 300 000 personnes auraient été atteintes du virus.

En contrepartie, si le gouvernement imposait des mesures de confinement plus sévères que celles en vigueur, le nombre de morts chuterait à 200 d'ici le 30 avril.

homme

Le docteur Peter Donnelly, président et chef de la direction de Santé publique Ontario, dévoile les projections de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / R

L’Ontario est la première province canadienne à dévoiler ses modèles.

Le gouvernement fédéral a hésité jusqu’ici à rendre publics les scénarios de propagation de la COVID-19 au pays. En point de presse vendredi, Justin Trudeau a promis de le faire, mais n’a pas donné d’échéancier.

Nous allons partager ces données, mais il va falloir qu’on se base sur des données très précises et meilleures que celles qu’on a pour le moment.

Justin Trudeau

Aux États-Unis, la COVID-19 pourrait tuer jusqu'à 240 000 Américains, selon des modèles dévoilés par la Maison-Blanche.

Pas une boule de cristal

Les modèles épidémiologiques ne sont pas des boules de cristal — ils décrivent un éventail de possibilités qui sont constamment réévaluées à mesure que changent les actions des citoyens.

Un graphique illustre que les prévisions sans intervention sont que 100 000 personnes seraient mortes en Ontario.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

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Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

Tous les modèles mentent, mais certains sont plus utiles que d’autres, rappelle le Dr Ross Upshur, de l'École de santé publique Dalla Lana, à l'Université de Toronto. Il s’agit de représentations mathématiques, un peu comme la météorologie ou les modèles économiques.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

L'épidémiologiste Neil Ferguson, de l'Imperial College London, qui conseille le gouvernement du Royaume-Uni, a par exemple révisé ses prévisions le 25 mars après que Boris Johnson eut décrété un confinement national. Il a dit s’attendre (Nouvelle fenêtre) à ce que le nombre de décès au Royaume-Uni atteigne désormais environ 20 000 personnes.

Son modèle antérieur avait projeté que plus d'un demi-million de Britanniques pourraient mourir de la COVID-19, mais s'appuyait sur un scénario sans interventions draconiennes, avant que le Royaume-Uni ne revoie son approche.

Les modèles peuvent donner des prévisions à court terme, mais il est important de se rappeler qu’ils se basent sur des données décalées de quelques semaines, explique le Dr Upshur. Nous devons être conscients de leurs limites et ne pas faire d'obsession sur un chiffre en particulier.

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