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Services de garde : attente difficile pour les parents travailleurs essentiels d'Ottawa

La docteure Boulva près de l'entrée d'un hôpital.

La Dre Boulva, récipiendaire d’une chaire de recherche en oncologie chirurgicale, attend toujours qu'Ottawa ouvre une garderie pour les enfants des travailleurs essentiels.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Kerianne Boulva

Radio-Canada

Entre deux chirurgies à l'Hôpital d'Ottawa, la Dre Kerianne Boulva et son conjoint essaient de trouver une solution pour la garde de leur fils de deux ans et demi d'ici l'ouverture des garderies municipales pour les travailleurs essentiels le 13 avril prochain.

La Dre Boulva, récipiendaire d’une chaire de recherche en oncologie chirurgicale, avait pensé qu'un plan de garderie d'urgence pour les travailleurs essentiels était imminent après que la province a annoncé la fermeture de garderies le 17 mars dernier, jour du décret de l'urgence sanitaire par le gouvernement Ford

Depuis que cela a été annoncé, il n'y a pratiquement rien eu de disponible dans la région d'Ottawa, donc c'est un peu décevant.

Dre Kerianne Boulva, chaire de recherche en oncologie chirurgicale, Hôpital d'Ottawa

Le gouvernement promettait que des installations seraient ouvertes d'ici la fin mars. Or, c'est finalement vendredi dernier que la Ville d'Ottawa a annoncé l'ouverture prochaine de trois garderies sur son territoire pour les travailleurs essentiels.

Toutefois, les policiers, les infirmières, les ambulanciers paramédicaux, les pompiers, les employés du gouvernement de l'Ontario et les médecins comme la Dre Boulva devront attendre jusqu'au 13 avril.

Disponible dans d'autres villes

Selon cette liste publiée par la province (Nouvelle fenêtre), des centres de garde d'urgence ont ouvert leurs portes dans plusieurs villes de l'Ontario, dont Toronto, Cornwall et Peterborough.

Une affiche informe que l'aire de jeux de l'école de York Street est fermée et que son utilisation est interdite.

La ville d’Ottawa est vidée de ses habitants, en pleine pandémie de COVID-19. Les parcs et aires de jeux sont fermés, ici dans l'école de York Street à Ottawa.

Photo : CBC Ottawa - Francis Ferland

Des travailleurs essentiels comme la Dre Boulva se demandent comment ces garderies vont fonctionner et quels seront leurs ratios.

Plusieurs se demandent ce qui sera mis de l'avant pour assurer la sécurité des enfants, du personnel et des familles. Les inquiétudes sont vives puisque les enfants des travailleurs de la santé sont potentiellement exposés à la COVID-19.

Je me sentais un peu comme un lépreux

Pour la Dre Lesley Spencer, médecin urgentologue qui travaille dans les hôpitaux de Kemptville et de Smiths Falls, en Ontario, organiser la garde de ses deux enfants, âgés de six et deux ans, est un défi quotidien.

Lorsque les écoles et les garderies ont fermé leurs portes, la belle-mère de la Dre Spencer surveillait ses enfants. Mais cela la mettait en danger.

Portrait de la docteure Spencer.

La Dre Lesley Spencer, médecin urgentologue à Smiths Falls et Kemptville, affirme que les travailleurs essentiels, y compris les employés des épiceries, devraient avoir accès à des garderies abordables pendant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Gracieuseté : Lesley Spencer

Nous avons entendu parler des garderies qui étaient censées ouvrir, mais honnêtement, c’est un plan qui rassemble au même endroit tout le monde qui est [à] un risque élevé de l’avoir contracté [la COVID-19] puis d’infecter les autres qui sont présents, s’inquiète la Dre Spencer.

Son mari et elle ont décidé de chercher une bonne d’enfants pour s'occuper des enfants à domicile, mais celles à qui ils ont parlé ont refusé puisque la Dre Spencer travaille dans un hôpital.

Je me sentais un peu comme un lépreux.

Dre Lesley Spencer, médecin urgentologue

Elle a finalement trouvé quelqu'un pour s'occuper de ses enfants, mais la Dre Spencer sait que tout le monde ne peut pas se permettre cette option et elle est préoccupée par les autres travailleurs essentiels qui sont toujours sans solution pour leurs enfants.

Les employés de l'épicerie gagnent combien? 15, peut-être 20 dollars l'heure? ajoute-t-elle. Il doit y avoir ce genre de centre, et s'il n'est pas fortement subventionné ou gratuit, alors c'est inutile.

Avec les informations de Julie Ireton de CBC

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