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Le coût de la pandémie pourrait dépasser 4000 G$ US

Des automobilistes sont garés avec du personnel infirmier autour.

Des gens font la file à Burnaby, en Colombie-Britannique, pour passer un test de dépistage de la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD

Agence France-Presse

L'impact de la pandémie de coronavirus sur l'économie mondiale pourrait atteindre de 2000 milliards à 4100 milliards de dollars, soit 2,3 % à 4,8 % du PIB mondial, affirme vendredi dans un communiqué la Banque asiatique de développement (ADB).

Cette estimation pourrait être sous-évaluée notamment parce qu'elle ne prend pas en compte d'éventuelles crises sociales et financières ainsi que les effets à long terme sur les systèmes de santé et l'éducation de la pandémie, selon l'organisation basée à Manille.

Le cap du million de personnes déclarées positives au coronavirus dans le monde a été franchi jeudi et le nombre de décès a dépassé les 52 000.

Selon l'ADB, la croissance en Asie devrait s'élever à 2,2 % cette année, soit son rythme le plus lent depuis 1998. Cette année-là, elle n'avait pas dépassé 1,7 % en raison de la crise financière asiatique.

Personne ne peut prédire l'ampleur de la propagation de la pandémie de COVID-19 ni sa durée, a souligné Yasuyuki Sawada, responsable économiste au sein de la Banque asiatique de développement.

La possibilité d'une grave crise financière ne peut être exclue, a-t-il ajouté.

Prévisions

Ces prévisions tablent sur le fait que l'épidémie de coronavirus sera maîtrisée cette année et sur un retour à la normale en 2021.

Cependant, un rebond de l'épidémie n'est pas exclu et son niveau de gravité demeure inconnu.

Les résultats peuvent être pires que prévu et la croissance pourrait ne pas s'en remettre aussi vite, a dit la Banque.

La croissance en Chine, la première économie asiatique, pourrait ralentir à 2,3 % cette année contre 6,1 % en 2019, avant de rebondir en 2021.

L'épidémie a provoqué un choc au niveau de la demande, car les gens sont restés chez eux. C'est devenu un choc de l'offre, car les entreprises ont souffert de pénuries de main-d'oeuvre et de matériaux, car les chaînes d'approvisionnement se sont effondrées, a affirmé l'ADB.

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