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COVID-19 : l’intelligence artificielle pour combattre la pandémie

Une femme marche devant le marché de gros des fruits de mer.

Le 31 décembre 2019, la compagnie canadienne BlueDot a repéré les 27 premiers cas de pneumonie suspects autour d’un marché d’animaux à Wuhan, en Chine.

Photo : Getty Images / NOEL CELIS

Radio-Canada

Alors que les chercheurs du monde s’affairent à trouver vaccins et traitements contre la COVID-19, l'écosystème de l’intelligence artificielle travaille à limiter sa propagation et à favoriser un retour rapide à la normale en toute sécurité.

La Chine, la Corée et Taïwan ont déjà mis au point des méthodes de contrôle de la propagation de la maladie dans la population, mais le Canada mise plutôt sur un modèle venu de Singapour.

Le 31 décembre 2019, la compagnie canadienne BlueDot de Toronto repère les 27 premiers cas de pneumonie suspects autour d’un marché d’animaux à Wuhan en Chine. Et elle alerte les autorités.

C’est une aiguille dans une botte de foin, explique l'entreprise. Les algorithmes de BlueDot analysent des millions de sources d’information et ses experts découvrent ce qui deviendra la grande pandémie 9 jours avant l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le docteur Kamran Khan, fondateur et PDG de BlueDot, avait reconnu, il y a trois mois, quelque chose de similaire à l’épidémie de SRAS, qui avait fait des ravages dans sa ville de Toronto en 2003. Cette épidémie avait conduit à la naissance de Blue Dot.

Nous voulons repousser les frontières de l’utilisation des données, de l’analyse et de la technologie pour aller toujours plus vite. Si nous pouvons devancer ces maladies infectieuses, nous devons aller plus vite qu’elles. Et elles vont très, très vite.

Pourquoi la Chine, le reste du monde et les clients et partenaires de BlueDot n’ont pas réagi à cette alarme de fin décembre? Mystère.

Kamran Kahn, fondateur et PDG de BlueDot

D'autres entreprises en intelligence artificielle sont entrées dans la course contre la COVID-19. Une firme de San Francisco, Kinsa, vend des thermomètres intelligents reliés à un réseau. Ce qui permet de détecter à l’avance les zones de maladies atypiques en fonction des relevés de fièvre. Sa carte permet de dégager la tendance de la propagation, généralement de la grippe, mais depuis le 1er mars, de la COVID-19. Les données recueillies dans les infirmeries des écoles sont particulièrement instructives.

Une autre firme de Toronto à but non lucratif, Flatten.ca, a mis au point un site web. Celui-ci recueille des données dans l'ensemble du Canada pour tracer une carte qui montre, en temps réel, l’évolution de la propagation du virus.

Quelle surveillance imposer?

Mais que fera-t-on pour empêcher l'évolution du nombre de cas de COVID-19 de repartir à la hausse après avoir aplati la fameuse courbe, comme le martèlent les autorités de santé publique?

Les Chinois ont dans leurs téléphones portables une application qui atteste de leur santé et de leur niveau de risque auprès des autorités.

Hong Kong impose des bracelets à tous ceux qui arrivent de l’étranger, ce qui permet de les suivre dans tous leurs déplacements.

Au Canada, un groupe de chercheurs privilégie un autre modèle.

Singapour offre Trace Together, une application en source libre. Elle fonctionne de la façon suivante : pas de géolocalisation, c’est plutôt la fonction Bluetooth qui entre en contact avec les téléphones voisins dans un rayon de 10 mètres.

Le programme, auquel on adhère sur une base volontaire, informe les usagers de l’état de santé de ceux qu’ils rencontrent et les alerte en cas d’infection. Les cas sont détectés, soignés, et les personnes côtoyées sont identifiées et informées. Les données sont cryptées, anonymes, et demeurent dans les téléphones qui ne sont connectés à aucun réseau.

On travaille très fort, prochainement, dit Yoshua Bengio.

L’OMS vient également de lancer une application, en source libre, pour partager ses données par géolocalisation avec les utilisateurs et les responsables de la santé publique.

Avec les informations de Jean-Michel Leprince

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