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Vent d’optimisme dans les ateliers de vélo, maintenant un service essentiel

Une femme semble réparer une roue de vélo.

Les boutiques de réparation de vélos sont considérés comme un service essentiel depuis le 1er avril au Québec.

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

La décision du gouvernement du Québec de déclarer les ateliers de réparation de vélo comme un service essentiel, mercredi, a mis un baume sur un début de saison difficile pour ces entreprises saisonnières. Cette décision arrive à point et vient souffler un vent d’optimisme chez les propriétaires de magasins de vélos, qui envisageaient un printemps plutôt sombre.

Un texte de Christian Milette

C’était extrêmement difficile de voir la situation et de constater que de l’autre côté de la rivière, en Ontario, ils étaient ouverts et nous on ne pouvait pas servir notre clientèle, explique Patrick Lacroix, propriétaire de La Shop à Gatineau.

Depuis la fermeture imposée par le gouvernement la semaine dernière, la clientèle québécoise pouvait s’offrir le service de l’autre côté de la rivière puisque du côté ontarien, les ateliers de vélo étaient jugés essentiels. Malgré cette possibilité, avec les déplacements de plus en plus difficiles entre les deux provinces, les demandes du côté québécois ont explosé.

Le téléphone ne dérougissait pas, c’était incroyable. La quantité de courriels qu’on reçoit, c’est incroyable chaque jour. On était même rendu au point où nos clients nous demandaient : ''Connaissez-vous quelqu’un qui fait ça dans son sous-sol pour nous dépanner?”, ajoute M. Lacroix.

Leur importance ayant finalement été reconnue par le gouvernement, les ateliers de vélo doivent se préparer comme n’importe quels commerces à faire face à la nouvelle réalité des affaires.

Le magasin va être fermé. On va prendre des rendez-vous en ligne ou par téléphone. On va demander aux gens d’attendre dans leur voiture dans le stationnement et on va aller les chercher à tour de rôle pour les servir. Il va falloir prendre beaucoup de précautions, affirme le propriétaire de Polo Vélo de Gatineau, Sébastien Boudreault.

Malgré cette bonne nouvelle, le spectre d’un manque d’approvisionnement plane sur l’industrie. Plusieurs magasins de vélos craignent avoir de la difficulté à trouver des pièces.

Au niveau des fournisseurs, ça nous inquiète. On est au début de la saison, donc c’est certain qu’on a encore beaucoup de stock de l’an passé. Mais quand on va les recevoir, va-t-il falloir décontaminer? Va-t-il y avoir un délai?, se demande M. Boudreault.

La majorité des ateliers de vélo de la région semblent croire que les mesures mises en place par le gouvernement, combinées à ceux de leur entreprise, leur permettront de reprendre un bon rythme d’affaires, tout en protégeant leurs employés.

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Ottawa-Gatineau

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