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Comment s’adaptent étudiants et professeurs aux cours à distance

Vue extérieure du campus de l'Université de la Saskatchewan.

L'Université de la Saskatchewan a mis en place des salons de clavardage pour que les élèves puissent échanger entre eux à propos des cours (archives).

Photo : Jenna Leith

Afin de coordonner les mesures de précaution et la continuité des études, élèves et professeurs des universités de la Saskatchewan doivent eux aussi s’adapter à la pandémie de la COVID-19. Et malgré les cours donnés uniquement à distance, les classes continuent coûte que coûte.

Jenna Willie est en première année de kinésiologie à l’Université de la Saskatchewan. Depuis la fermeture des salles de classe, elle n’a d’autre choix que de rester dans sa chambre pour suivre ses cours à distance.

Comparé à certains autres élèves de l’université, j’ai toujours mes cinq matières majeures à étudier. C’est toujours beaucoup de travail, débute Jenna Willie. Pour continuer son apprentissage, l’étudiante suit désormais les leçons à distance, grâce à un système de diapositives PowerPoint commentées par le professeur de chaque matière.

En clair, les explications vocales du professeur sont enregistrées à l’avance et synchronisées avec les diapositives explicatives. Mis à part une classe, les autres sont des leçons avec enregistrement de la voix, et donc pas beaucoup d’interaction avec le prof, autre que par courriel, détaille Jenna Willie.

Et c’est là que le bât blesse pour l’étudiante. C’est plus difficile de vraiment faire les travaux et d'apprendre les leçons quand tu n’as pas directement le professeur en face de toi, avance Jenna Willie. L'interaction avec le professeur pour expliquer plus en détail les travaux et l’information en général, c’est très important d’avoir ça, ajoute-t-elle.

Une échéance importante

La situation est d’autant plus compliquée puisque les examens de fin d’années approchent à grands pas pour les étudiants. Jenna Willie débutera les siens le 15 avril, et se demande encore quelles répercussions la situation actuelle aura sur ses études futures.

Certains des chapitres que l’on devait étudier ont été coupés. Pour les examens cette année ça va être plus difficile pour comprendre, et même pour les années prochaines ça va affecter tous mes cours.

Jenna Willie, étudiante, Université de la Saskatchewan

Du côté de l’Université de la Saskatchewan, on se veut toutefois rassurant dans la perspective de ces examens qui arrivent. Il est entendu que l’évaluation doit être ouverte, c’est-à-dire que les élèves ont toutes les ressources devant eux, explique Aditi Garg, spécialiste du développement éducationnel sur le campus de Saskatoon.

Plan serré du visage d'Aditi Garg.

Selon Aditi Garg, l'un des élèves de l'université n'a pas d'accès à Internet et doit conduire pour trouver un point d'accès gratuit et télécharger ses cours en ligne.

Photo : Radio-Canada / Université de la Saskatchewan

L'université évite le cas d’un examen traditionnel de trois heures, parce que nous n’avons pas de moyen pour contrôler l'environnement de l’étudiant, soutient Aditi Garg. Et en plus, comme certains ont un mauvais accès à Internet, on suggère de donner un bloc de 24 heures pour tous les travaux de fin de session.

Par ailleurs, les questionnaires à choix multiples (QCM) vont aussi être, au maximum, mis de côté. On suggère aux instructeurs d’éviter les QCM, car ça ne démontre pas vraiment les connaissances critiques, ou des développements plus soutenus (des élèves), finit d’expliquer Aditi Garg.

Du travail aussi pour les professeurs

En parallèle des étudiants, les enseignants sont aussi mis à rude épreuve pour assurer le maintien du bon apprentissage de leurs élèves.

À la Cité universitaire francophone de Regina, les professeurs ont pu obtenir quatre jours de travail après l’interruption des cours pour mettre en place des outils qui nous permettent d’enseigner à distance, explique André Magnan, directeur associé de la Cité universitaire francophone.

André Magnan pose en costume.

Les examens de fin de session débuteront le 13 avril prochain à Regina selon André Magnan.

Photo : Radio-Canada / Université de Regina

Un ajustement facilité notamment par l’existence d’une plateforme web, nommée UR Courses, qui permet de faciliter le partage de documents et les échanges entre professeurs et étudiants. Nous avons aussi mis en place des salles de classe virtuelles. On a conservé l’horaire qui était là avant, et même l’identité de chaque salle de classe, détaille M. Magnan.

Ça a été beaucoup de travail pour s’adapter à faire des cours à distance, selon le directeur associé. Mais André Magnan croit que les professeurs sont des passionnés et tout le monde a le bien-être des étudiants en tête, ça nous tient à coeur. À ses yeux, la flexibilité sera donc de rigueur pendant ces prochaines semaines.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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