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Une boulangerie.

La boulangerie Merci la mie, d'Alma, se porte bien, car plusieurs ont à coeur d'encourager les commerces locaux.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Dans une économie qui tourne au ralenti, de plus en plus de personnes semblent valoriser l'achat local en alimentation. Certains producteurs ont vu leur carnet de commandes augmenter et espèrent qu'il s'agit là d'un changement de mentalité qui durera au-delà des prochains mois.

L'odeur du pain local embaume à nouveau le centre-ville d'Alma. Nabila Bedjgedj et Vicky Potvin font partie de l'équipe qui a relancé une boulangerie dans les locaux de l'ancien Petit pétrin sur la rue Collard.

C'est encore plus important dans le contexte actuel. On s'aperçoit qu'on reste maître de nos moyens de production, d'être capable de fournir les gens, la communauté, en bon pain, en bons produits. Le choix de la coopérative est parti aussi de ce constat de trouver une alternative au modèle économique qui parfois montre ses limites dans des contexte de crise pour encourager l'économie sociale et avoir une réponse locale, a d'abord expliqué Mme Bedjbedj, une membre fondatrice de la coopérative. Sa collègue, la présidente Vicky Potvin, abonde dans le même sens.

Là, on regarde ce qui arrive avec les grands joueurs, si on se rend compte qu'on perd des grands joueurs, des multinationales, qui décident de fermer ou d'abandonner des marchés, bien nous on est là. La communauté possède collectivement un moyen de production.

Vicky Potvin, présidente, coopérative Merci la mie

Les consommateurs semblent répondre à l'appel. Personnellement, crise ou pas crise, j'ai toujours eu comme philosophie d'encourager le local, a répondu un client interrogé à la sortie de la boulangerie.

Du côté de la coopérative Nord-Bio, les affaires vont bien pour la coopérative de solidarité. Son service d'écomarché en ligne est très sollicité. Depuis cette semaine, on a à peu près 149 commandes, donc on a triplé en quelques sortes, a raconté le président et producteur maraîcher, Réjean Côté.

Passager?

Toutefois, selon le professeur en marketing à l'Université du Québec à Chicoutimi, Damien Hallegatte, tout ceci pourrait n'être qu'une simple lune de miel. Une fois la crise passée, je pense qu'on va revenir à nos anciennes façons d'acheter. Là on vit une parenthèse. S'il n'y a pas de changements structurels et de nouvelles politiques publiques, les mentalités ne changeront pas, a-t-il énoncé.

Les entreprises régionales sont quand même plus optimistes et pensent que l'élan de solidarité va perdurer au-delà de la pandémie. On a créé la coopérative avant la crise et on s'ajuste avec la COVID-19, puis on a surtout des projets de développement avec un boulanger qui arrivera à temps plein, on l'espère, dès l'ouverture des frontières après cette crise-là, a poursuivi Nabila Bedjbedj, de la coopérative Merci la mie.

C'est que le boulanger tant attendu devait arriver de France prochainement. Toutefois, avec la crise actuelle, il n'y a plus rien de certain. On est vraiment dans le doute, dans l'incertitude donc du coup je ne sais pas quand je vais pouvoir venir, a répondu Rémy Ruiz, joint chez lui en France.

Selon un reportage de Catherine Paradis

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