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COVID-19 : la baisse des signalements de maltraitance d’enfant ne reflète pas la réalité

Un enfant essuie ses yeux en serrant un animal en peluche.

Des sociétés d'aide à l'enfance notent une baisse de signalements de mauvais traitements envers des enfants en cette période d'isolement.

Photo : iStock

Radio-Canada

Même si des sociétés d’aide à l’enfance rapportent une diminution du nombre de signalements de mauvais traitements, elles craignent que la négligence ou la violence ne soit à la hausse en cette période d’isolement liée à la crise de la COVID-19.

Les organismes et les experts soulignent qu’il est plus difficile de repérer des cas présentement.

La majorité des signalements de mauvais traitement d'enfant à la maison sont effectués habituellement par du personnel des écoles ou de garderies.

Depuis la fermeture de ces établissements en raison de la COVID-19, ceux-ci ont diminué grandement.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Avant la crise, on pouvait recevoir 25 ou 30 appels par jour; la semaine dernière, c’est à peine sept appels qu’on a reçus, affirme Gisèle Hébert, directrice générale de la Société d’aide à l’enfance de Nipissing et Parry Sound.

Par contre, les organismes et experts estiment que les cas sont probablement plus élevés en ce moment.

Mme Hébert souligne que des gens ont perdu leur emploi et qu’il y a beaucoup de défis dans les familles qui vivent en isolement dans leur maison présentement.

C’est inquiétant. Évidemment, le stress peut juste augmenter dans ces situations-là.

Une citation de :Gisèle Hébert, directrice générale de la Société d’aide à l’enfance de Nipissing et Parry Sound
Un ourson de peluche au sol avec des pieds d’enfants au loin

Le coronavirus rend difficile le repérage d’enfants qui seraient victimes de mauvais traitements.

Photo : iStock

Même si les Services à la famille et à l'enfance du Nord-Est de l'Ontario ont aussi constaté une diminution du nombre de signalements au cours des dernières semaines, les responsables pensent que cela ne reflète pas la réalité.

On réalise qu’avec tout le stress autour de la pandémie, ça peut ajouter au stress que les familles ont déjà, affirme Mélanie Watson, coordonnatrice des communications.

Les sociétés d’aide à l’enfance veulent rappeler aux familles que les services sont maintenus, même si les intervenants travaillent maintenant principalement à leur domicile.

Des services d’appui sont aussi offerts aux familles.

On ne fait pas seulement prendre des enfants. On fait tellement plus que ça, affirme Gisèle Hébert.

Le professeur Simon Lapierre, de l'École de service social de l'Université d'Ottawa, estime que les agences et le gouvernement doivent faire preuve de créativité.

Je pense qu’il faudrait essayer de trouver des moyens, par les médias et les médias sociaux, de joindre les enfants et les parents là où ils sont, pour leur envoyer le message de faire appel aux ressources s'ils craignent pour leur sécurité, mais aussi de ne pas attendre d'être rendu au bout du rouleau, dit-il.

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