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Une vitamine pour prolonger la vie des patients atteints d’un cancer du cerveau

Le Dr Wee Yong en blouse blanche est assis dans un laboratoire.

Le Dr Wee Yong, chercheur principal de l'étude et professeur spécialisé en neuro-immunologie à l'Université de Calgary.

Photo : Gracieuseté

Une équipe de chercheurs de l’Université de Calgary a découvert que la niacine, ou vitamine B, permettait au système immunitaire de combattre plus efficacement les cellules cancéreuses du glioblastome. Un traitement encore expérimental qui pourrait prolonger la vie des personnes atteintes de ce cancer incurable du cerveau.

Dans son laboratoire, l'équipe de scientifiques de l’Université de Calgary dirigée par Wee Yong a réussi à tripler l'espérance de vie de souris atteintes de glioblastome, en leur administrant de la vitamine B3 pendant leur chimiothérapie.

Les résultats sont remarquables, se réjouit le Dr Yong. Certaines ont pu survivre pendant 140 jours au lieu de 40.

Renforcer les défenses naturelles

Le glioblastome touche 1500 Canadiens chaque année. Les patients qui ont reçu le diagnostic de cette forme très virulente de cancer du cerveau ont une espérance de vie moyenne de 14 à 16 mois.

Les cellules souches des tumeurs cancéreuses des patients atteints de glioblastome sont particulièrement résistantes à la chimiothérapie et la radiothérapie, explique le Dr Yong.

Au lieu d’essayer d’attaquer directement ces cellules, poursuit-il, nous avons cherché à renforcer le système immunitaire pour permettre au corps de les combattre et de les détruire.

Le glioblastome pirate en quelque sorte le système immunitaire des patients, explique le Dr Yong. Au lieu de remplir sa fonction de défense de l’organisme, celui-ci aide les cellules cancéreuses à proliférer, ce qui contribue à en faire un cancer particulièrement foudroyant.

Or, la vitamine B3, couplée au traitement de chimiothérapie, a redonné sa fonction première au système immunitaire, qui s’attaque à nouveau aux cellules cancéreuses, ont observé les scientifiques lors de leurs expériences sur des souris.

Deux images comparatives de culture de cellules souches de glioblastome. Celle de gauche affiche des amas de cellules circulaires beaucoup plus gros que celle de droite.

À gauche, les cellules souches du glioblastome non traitées grossissent en amas. Leur prolifération est freinée (à droite) une fois qu’elles sont exposées à de la vitamine B3.

Photo : Université de Calgary

Ce n’est pas un remède contre ce cancer, prévient le Dr Yong, mais une petite victoire dans le combat contre cette maladie incurable, alors que la recherche n'a pas vraiment fait de progrès depuis 15 ans.

L’équipe de l’Université de Calgary s’apprête à effectuer des tests cliniques pour vérifier l’efficacité de sa découverte sur les humains.

Nous devons comprendre comment administrer la niacine en toute sécurité aux patients, et à quel moment il est le plus propice de le faire lors des traitements, conclut le Dr Yong.

Si les résultats sont concluants, il espère que ce traitement novateur pourra être proposé aux patients d’ici deux ans.

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Alberta

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