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Malgré un rebond du prix du baril, l’industrie pétrolière attend l’aide fédérale

Des puits de pétrole au Texas.

Les producteurs pétroliers du Texas, et plus particulièrement les producteurs de pétrole de schiste, sont ciblés par la rebuffade de la Russie à l'Arabie saoudite.

Photo : Reuters / Nick Oxford

Radio-Canada

Le prix du pétrole a connu un rebond jeudi, après que le président américain, Donald Trump, a déclaré avoir parlé au prince saoudien Mohammed ben Salmane Al-Saoud. Ce dernier lui aurait indiqué que l’Arabie Saoudite pourrait réduire sa production journalière.

Donald Trump dit que l’Arabie saoudite pourrait réduire sa production de 10 à 15 millions de barils par jour et qu’une entente entre les États-Unis et le royaume était en discussion.

Après l’annonce, le prix du baril de brut américain a atteint 25 $ le baril jeudi, alors que prix du baril de pétrole canadien est remonté pour atteindre 7,55 $ le baril.

Bob Watson, le président d'Abraxas Petroleum, à San Antonia, se montre pourtant prudent.

Je ne pense pas que cela fasse quoi que ce soit à court terme. Nos pipelines sont pleins. D’ici huit semaines, il y aura des problèmes majeurs de capacité de stockage, dit-il.

Gene McGillian, vice-président des études de marché à Tradition Energy, à Stamford, au Connecticut, dit pour sa part qu’un accord serait une bonne nouvelle, s’il est respecté.

Un travailleur marche devant le complexe pétrolier d'Abqaiq en Arabie saoudite.

Un travailleur marche devant le complexe pétrolier d'Abqaiq, en Arabie saoudite.

Photo : Reuters / Maxim Shemetov

Il semble que les Russes soient plus conciliants qu'ils ne l'étaient il y a un mois. Je suis un peu surpris par cela. Il va falloir attendre et voir ce qui se passe.

Il semble que les Russes soient prêts à accepter les suggestions saoudiennes, mais il faudra attendre de voir le résultat. Le marché a chuté de manière si importante que le retour à la normale va dépendre de ce qui se fait du côté de l'OPEP.

Gene McGillian, vice-président des études de marché à Tradition Energy

Pour sa part, Bob Yawger, le directeur des contrats à terme de Mizhuo, à New York, ne croit pas un mot de ce que dit le président américain.

C'est l’une des choses les plus ridicules que j'aie entendues de toute ma vie. Ensemble, ces pays produisent 23 millions de barils par jour de pétrole. C’est impossible qu’ils choisissent de réduire leur production de manière aussi importante.

L’industrie canadienne en attente d’un plan d’aide

Jeudi, le producteur Cenovus Energy a annoncé de nouvelles réductions de dépenses en capital de 150 millions de dollars pour améliorer la résilience financière en réponse à la faiblesse des prix mondiaux du pétrole .

Cette baisse s’ajoute à des réductions de 450 millions de dollars déjà annoncées au début du mois de mars, pour une diminution totale de 600 millions de dollars par rapport à ce qui était prévu en décembre.

Bill Morneau lors d'une conférence de presse.

Le ministre canadien des Finances, Bill Morneau

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

L’industrie pétrolière canadienne attend avec impatience l’aide promise par le gouvernement fédéral et qui n’a pas encore été annoncée.

Plusieurs membres du conseil d'administration de l'Association canadienne des producteurs pétroliers discutent chaque semaine avec le ministre des Ressources naturelles, Seamus O'Regan, et des représentants provinciaux.

Ils ont tous été vraiment excellents dans la compréhension de l'ampleur de cette crise , affirme Jonathan Wright, chef de la direction de NuVista Energy, une société pétrolière et gazière de Calgary.

S’il ne veut pas spécifier le contenu précis des discussions, il dit que la priorité est donnée à l’accès à des liquidités.

Avec des prix aussi bas, les entreprises peinent à obtenir du financement auprès des banques ou des investisseurs.

La dernière chose dont les entreprises ont besoin, c'est que leur crédit disponible diminue, même si elles ont les reins solides, dit Jonathan Wright.

Cette semaine, le prix de baril de pétrole canadien a chuté à moins de 5 $.

Selon Grant Fagerheim, chef de la direction du producteur de pétrole Whitecap Resources, les entreprises souhaitent aussi que les gouvernements leur permettent de réduire leurs dépenses, en baissant leurs redevances, par exemple.

Avec les informations de Tony Seskus et Kyle Bakx de CBC, ainsi que Reuters

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Alberta

Industrie pétrolière