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Des « primes COVID-19 » de 8 % ou 4 % pour des travailleurs de la santé au Québec

Une travailleuse de la santé interroge des automobilistes.

Les travailleurs de la santé en première ligne recevront une prime de 8 % de leur salaire.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Québec offrira une prime de 8 % à tous les professionnels de la santé « en première ligne » et une autre de 4 % au reste des employés du réseau, ont annoncé jeudi les ministres Christian Dubé et Danielle McCann.

Ces deux primes temporaires s’ajoutent à une hausse salariale, tout aussi temporaire, de 4 $ de l’heure pour les préposés aux bénéficiaires œuvrant dans le secteur privé.

Au total, le Conseil du Trésor déboursera 287 millions de dollars pour bonifier la rémunération des anges gardiens du secteur de la santé et des services sociaux en ces temps de pandémie.

La prime de 8 % touchera tous les professionnels de la santé qui œuvrent directement auprès de la clientèle, que ce soit aux urgences, aux soins intensifs, dans les zones de confinement, dans les cliniques de dépistage ou dans les CHSLD, a indiqué le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé. Près de 69 000 employés pourraient bénéficier de cette prime.

Celle de 4 % touchera tous les autres travailleurs de la santé et des services sociaux, incluant les techniciens en laboratoire, les préposés à l’entretien ménager et les employés du 811, a précisé M. Dubé, soit un total de près de 200 000 employés.

Les deux primes sont rattachées à l’arrêté ministériel décrétant l’état d’urgence sanitaire et prendront donc fin théoriquement le 1er mai prochain. Or, le ministre Dubé s’est dit ouvert à les prolonger en fonction de l’évolution de la situation.

Québec n’avait pas encore confirmé les détails de ces primes que les principales centrales syndicales s’indignaient du caractère restreint de celles proposées lors des négociations.

Le président du Conseil du Trésor s’est défendu jeudi après-midi en indiquant que le gouvernement avait tracé la ligne pour inclure les employés à l’intérieur des établissements publics et ayant des contacts récurrents avec des patients potentiellement infectés.

De son côté la ministre de la Santé, Danielle McCann, a confirmé que les préposés aux bénéficiaires œuvrant dans le secteur privé pourront compter sur une hausse salariale temporaire de 4 $ de l’heure.

Ça fait longtemps qu’on en parle que les préposés ne sont pas assez bien payés. Dans le contexte de la crise actuelle, nous voulons y remédier, a-t-elle déclaré aux journalistes.

Doit-on s’attendre alors à ce que cette hausse devienne permanente?

Des discussions se poursuivent pour la suite des choses, s’est contenté de dire la ministre.

En entrevue à l'émission 24•60, la directrice générale de l’Association des ressources intermédiaires d’hébergement du Québec, Johanne Pratte, a qualifié la bonification de 4 $ de « bonne nouvelle ».

Selon Mme Pratte, plusieurs préposés aux bénéficiaires, jugeant ne pas avoir un assez bon salaire pour la charge de travail attendue d'eux, préféraient rester à la maison et faire une demande pour obtenir l'aide fédérale d'urgence de 2000 $ par mois.

Mardi, d'autres primes inclues dans des lettres d'entente devant venir à échéance le 30 mars ont été prolongées par le gouvernement provincial, qui négocie toujours avec les syndicats le renouvellement de conventions collectives en pleine crise sanitaire.

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