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La saison touristique estivale déjà perturbée dans l'est ontarien

Des glissades en tire-bouchon multicolores.

Des glissades au parc Calypso dans l'est ontarien

Photo : Radio-Canada

L'industrie touristique des Comtés unis de Prescott et Russell se prépare à une saison estivale perturbée par la COVID-19.

Le parc aquatique Calypso, qui accueille en moyenne 400 000 personnes par été à Limoges, ouvre habituellement ses portes au début du mois de juin.

À cette période-ci de l’année, des travailleurs devraient être en train de commencer le nettoyage des installations. Compte tenu des circonstances, l’équipe de direction du Groupe Calypso Valcartier, propriétaire du parc, est en train d’élaborer un plan qui lui permettrait de condenser plusieurs semaines de travaux préparatifs sur une courte période de temps.

Si on voit qu’il y a une possibilité de reprendre les opérations durant la période estivale, bien on va mettre les bouchées doubles et se relever les manches et préparer le site pour qu’il soit prêt. […] Est-ce qu'on pourrait préparer le site […] en 15 jours? C’est ce qu’on regarde présentement, indique Sylvain Lauzon, président et chef des opérations du Groupe Calypso Valcartier.

80% des entreprises touristiques affectées

Un sondage réalisé par Tourisme Prescott-Russell auprès de ses membres révèle que 80 % d’entre eux affirment « être affectés par la situation » actuelle.

L’organisme responsable de la promotion du tourisme dans la région dénote une forte baisse des réservations, ainsi qu’une augmentation importante des annulations.

Selon Tourisme Prescott-Russell, les restaurants et les établissements d’hébergement sont particulièrement touchés.

Les entreprises événementielles comme la Ferme Drouin, à Casselman, ne sont pas épargnées non plus.

On avait quand même 23 mariages d’organisés cette année à partir de la première fin de semaine de mai, raconte le copropriétaire de l’entreprise, Denis Drouin.

Chez Tourisme Prescott-Russell, la direction continue quand même de préparer la prochaine saison touristique. L’organisme va publier son guide touristique annuel et prévoit aussi embaucher quelques étudiants.

La participation à deux salons de promotion touristique au cours des prochaines semaines est toutefois peu probable.

L’impact que [l’annulation de ces événements-là] peut avoir […], c’est [au chapitre du] rayonnement à l’extérieur de la région. Ça va diminuer. Parce qu’habituellement, à ces salons-là, on rejoint les gens de l’extérieur, explique la directrice générale de Tourisme Prescott-Russell, Geneviève Duval.

Moins de touristes, plus d’excursionnistes?

Mme Lizotte à l'extérieur.

Audrey Lizotte, copropriétaire de la ferme l’Artisan à Fournier

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Et si les visiteurs de l’extérieur sont moins nombreux au rendez-vous cet été? Audrey Lizotte, copropriétaire de la ferme l’Artisan à Fournier, s’attend d’accueillir une clientèle un peu plus excursionniste, c’est-à-dire locale.

L’important pour nous, ce n’est pas de savoir d’où vient le client. C’est de s’assurer qu’on ait un client. S’il est le local, tant mieux. Tant mieux si les gens de la région profitent des choses qu’ils ont chez eux, estime-t-elle.

C’est sûr qu’on ne sait pas à quoi va ressembler la saison. Personne ne le sait en fait. Nous sommes tous dans la même situation.

Audrey Lizotte, copropriétaire de la ferme l’Artisan

Pour l’heure, l’entreprise familiale, spécialisée dans la production et la transformation de différentes variétés de pommes, maintient le cap en espérant un retour à la normale à mi-août, moment où la saison de l’autocueillette est normalement lancée.

Audrey Lizotte tempère toutefois ce scénario optimiste avec une bonne dose de réalisme.

Si on ne peut pas ouvrir à l’autocueillette, c’est sûr que nous avons un produit de base. La pomme, on va la vendre, mais […] différemment. On va la vendre probablement précueillies. Peut-être faire de la livraison. On va s’adapter au marché à ce moment-là, ajoute la productrice.

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