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Saskatoon demande l'aide de la province

Le maire de Saskatoon, Charlie Clark, s'adresse aux membres des médias.

Le maire de Saskatoon, Charlie Clark, fait partie de ceux qui demandent l'aide du gouvernement provincial.

Photo : Radio-Canada

Des représentants de Saskatoon et des Premières Nations de la Saskatchewan demandent au gouvernement provincial d'en faire davantage pour aider les plus vulnérables pendant la pandémie de la COVID-19.

Nous faisons ce que nous pouvons, mais, pour être efficaces, nous avons besoin que le gouvernement de la Saskatchewan et les ministères concernés travaillent à nos côtés. C’est le cri du cœur des représentants de plusieurs intervenants de Saskatoon, dans une lettre envoyée au premier ministre, Scott Moe.

Parmi les signataires, on compte le maire de Saskatoon, Charlie Clark, ainsi que des conseillers municipaux, le chef Marc Arcand, du Conseil tribal de Saskatoon, le chef du Service de police, Troy Cooper, et le président de l’Université de la Saskatchewan, Peter Stoicheff. Ils demandent une rationalisation de la communication et de la prise de décision.

Dans le but de mieux contrer la propagation du virus à travers la province, le ministre des Services sociaux de la Saskatchewan, Paul Merriman, a annoncé mardi que la province octroie un financement supplémentaire de 171 000 $ aux refuges qui accueillent les personnes les plus vulnérables.

Le ministre Paul Merriman debout donne une entrevue à des journalistes.

Cette somme était devenue nécessaire pour répondre aux besoins des refuges qui continuent, malgré la crise, d’offrir leurs services aux plus démunis, affirme le ministre des Services sociaux, Paul Merriman.

Photo : Radio-Canada / Matt Howard/CBC

Pour prêter main-forte à ces établissements, le ministère des Services sociaux les soutiendra également en redirigeant certaines personnes vers des hôtels ou d’autres types de logements prévus spécifiquement pour les personnes qui doivent être isolées, entre autres.

Nous sommes heureux que le ministère des Services sociaux ait eu avec nous des discussions préliminaires pour établir une stratégie pour les plus vulnérables, affirment les signataires de la lettre. Toutefois, ils estiment que ce n’est pas suffisant.

Ils reprochent un manque de coordination et de communication avec les services gouvernementaux, tels que le ministère des Services sociaux, mais aussi ceux de la Justice et de la Santé.

Quatre priorités

Les représentants de la Ville des Ponts ont identifié des lacunes dans quatre domaines. 

Des lits de camp installés en rangée dans une salle.

Le manque de places dans les refuges est un des problèmes que signalent les autorités de la Ville des Ponts.

Photo : Radio-Canada

Ils ont noté qu’ils avaient de la difficulté à apporter de l’aide aux Premières Nations urbaines. Le Service aux Autochtones en milieu urbain est surchargé.

Les refuges pour les sans-abri de la ville ne sont pas tous en mesure de respecter les règles de distanciation physique, par manque de fonds pour agrandir leurs espaces. 

D’autre part, ils souhaitent l’ouverture de refuges dans les hôtels de la ville, et la mise en place de procédures qui permettent la sécurité du personnel et des clients.

Ils demandent aussi des clarifications dans le processus de signalement des personnes dans le besoin, pour pouvoir mieux les orienter vers les refuges adéquats.

Nous avons besoin de décisions urgentes.

Charlie Clark, maire de Saskatoon, signataire de la lettre à Scott Moe

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) appuie ces requêtes. Le plan de soutien du ministre Merriman est un bon début, affirme le chef de la FSIN, Bobby Cameron. Mais l'aide ne sera pas suffisante.

Notre communauté de sans-abri, nos personnes souffrant de dépendances et de problèmes de santé mentale sont vraiment vulnérables lors de cette pandémie de COVID-19. Il n'y a pas assez de soutien pour les aider.

Bobby Cameron, chef de la FSIN

Bobby Cameron appelle le gouvernement à augmenter sa participation financière dans l’aide aux plus vulnérables.

Si quelqu'un contracte la COVID-19 dans la rue, il pourrait se rendre dans les refuges et infecter d'autres clients, le personnel et les travailleurs de la santé, craint M. Cameron.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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