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Le choix difficile des expatriés français au Canada

La baie Howe est photographiée du sommet d'une montagne de Squamish, par une journée sans nuages.

La Colombie-Britannique attire de nombreux jeunes Français qui décrochent un permis vacances travail valide durant deux ans. Mais la crise du coronavirus pousse les autorités françaises à recommander de reconsidérer leurs projets d'expatriation.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Le rêve d'une expérience professionnelle au Canada est remis en question pour beaucoup de Français munis d'un permis vacances-travail.

Mégane Marnas en sait quelque chose : elle avait commencé son expérience canadienne en février au Québec et devait se rendre sur la côte ouest en avril.

La Française de 29 ans avait pourtant pris le temps de bien planifier son projet d'expatriation, laissant passer un an des deux ans de son permis pour réussir à organiser son projet particulier : faire du bénévolat à travers le pays, tout en étant logée et nourrie.

Une femme souriante avec un bonnet sur la tête, dehors, devant des arbres couverts de neige.

Mégane Marnas avait pris le temps de bien planifier son séjour au Canada, mais à son arrivée, en février, elle s'est résignée à rentrer en France en raison de la crise sanitaire mondiale.

Photo : Mégane Marnas

« Je devais commencer dans un café qui a dû fermer », explique Mégane Marnas. « La personne avec qui nous avions convenu que je devais arriver, début avril, m’a contactée pour me dire qu’elle n'ouvrira pas son établissement et, donc, qu’elle ne pouvait pas me loger. »

Face à la précarité de sa situation et en vertu des recommandations des autorités consulaires françaises, elle est repartie à Montélimar, en France.

C'est plus sur le côté psychologique que ça a joué : est-ce qu'on va être capable moralement et financièrement de tenir dans une telle situation dans un pays étranger?

Mégane Marnas, expatriée rentrée en France

Pour Nolwenn Guyader, de Quimperlé, en France, la situation est bien différente.

Son projet d’expatriation a commencé plus tôt, puisqu'elle est arrivée à Vancouver le 10 décembre dernier avec un permis vacances-travail en poche.

Une femme avec les cheveux courts et des lunettes aux armatures blanches fait face à l'objectif.

Nolwenn Guyader se dit chanceuse d'être arrivée en décembre dernier en Colombie-Britannique avec son permis vacances-travail. Elle a pu prendre la décision de rester au Canada malgré la pandémie de coronavirus.

Photo : Nolwenn Guyader

Installée à Victoria, elle se dit chanceuse malgré la perte de son emploi dans la restauration en raison de la crise sanitaire.

J'ai retrouvé du travail depuis hier, mais en tant que caissière dans un magasin.

Nolwenn Guyader, expatriée française installée à Victoria

De plus, la jeune femme a mis de l’argent de côté pour tenir quelque temps.

Elle conseille vivement aux Français qui avaient comme projet de venir de ne pas le faire en ce moment. « En plus de ne pouvoir travailler, faute de numéro d'assurance sociale, il va falloir passer deux semaines en quarantaine », précise-t-elle.

Philippe Sutter.

Philippe Sutter, consul général de France à Vancouver.

Photo : Consulat général de France à Vancouver / Bruno Chapiron

Le Consul général de France à Vancouver, Philippe Sutter, souligne que chaque situation peut être différente et qu’il faut bien se renseigner et évaluer ses conditions de séjour.

S'il n'y a pas d'urgence et que les conditions matérielles sont réunies, nous recommandons bien sûr de rester au Canada.

Philippe Sutter, Consul général de France à Vancouver

Le Consulat général de France de Vancouver met à jour régulièrement son site Internet et sa page Facebook.

Pour suivre les directives canadiennes, il n'est plus ouvert au public, et tous ses employés sont en télétravail, mais une permanence est assurée pour répondre aux questions des expatriés 24 heures sur 24.

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Colombie-Britannique et Yukon

Immigration