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Violence conjugale : l’isolement encore plus prononcé avec la COVID-19

Une femme accroupie dans un coin d’une pièce, levant la main pour se protéger

La province reconnaît que les femmes vicitmes de violence conjugale sont encore plus isolées dans le contexte de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada

Les femmes victimes de violence familiale ont de moins en moins d’endroits où aller a constaté le Réseau ontarien des prestataires de services d’aide aux victimes. C’est pourquoi le gouvernement ontarien a décidé d’offrir quatre millions de dollars pour aider ces personnes vulnérables.

La somme sera partagée entre les tribunaux et les organismes qui offrent des services tels de l’hébergement, des repas et du transport.

Un montant de 2,7 M$ sera réparti à travers une cinquantaine d’organismes communautaires qui fournissent de l’aide aux victimes.

Ces femmes et ces enfants-là se retrouvent potentiellement dans une situation extrêmement dangereuse.

Simon Lapierre, professeur de l’École de service social de l’Université d’Ottawa

Ces fonds aideront le personnel de première ligne à fournir par exemple des séjours prolongés dans les hôtels aux femmes qui doivent quitter le domicile conjugal.

Une femme aux lunettes bleues devant la caméra

Le Centre Victoria pour femmes offre des services d’intervention individuelle et de groupe ainsi que de l’accompagnement aux femmes victimes de violence.

Photo : Centre Victoria pour femmes

Je sais que des maisons d’hébergement, entre autres à Sudbury, ont mis en place certaines mesures et ce n’est pas évident là non plus. Une femme qui va se rendre en maison d’hébergement devra fort probablement se soumettre à une forme de quarantaine deux semaines dans une petite chambre. Elle peut sortir pour aller à la salle de bain et c’est à peu près tout, a expliqué Gaëtane Pharand du Centre Victoria pour femmes.

Selon madame Pharand, des femmes vont préférer rester à la maison avec les enfants et subir un conjoint abusif, ce qui est loin d’être une solution.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Ce qui est assez clair au-delà des chiffres, c’est que l’accès aux ressources est plus difficile dans le contexte de la COVID-19, souligne Simon Lapierre, professeur à l’École de service social de l’Université d’Ottawa.

Un homme chauve avec un foulard et des lunettes

Simon Lapierre dit qu’il est important de rappeler que malgré la COVID-19, les femmes victimes de violence conjugale peuvent contacter des ressources même si celles-ci travaillent à distance ces jours-ci.

Photo : Radio-Canada

M. Lapierre estime que le coronavirus crée non seulement un stress pour l’ensemble des familles, mais il crée aussi des conditions de précarité, d’isolement et de vulnérabilité pour les femmes et les enfants qui vivraient déjà dans un contexte de violence.

Système judiciaire

Le gouvernement ontarien consacre aussi 1,3 M$ pour aider les tribunaux à poursuivre leurs activités à distance. Ce financement avait déjà été annoncé le 25 mars dans le Plan d’action de la province contre la COVID-19.

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