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Secteur public : une offre de prime coronavirus trop limitative, selon la CSQ et la CSN

Quatre employés médicaux marchent de dos dans un couloir d'hôpital.

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec déplore le fait que la prime coronavirus soit limitée au secteur de la santé.

Photo : iStock

La Presse canadienne

Après avoir réglé le cas des primes qui venaient à échéance le 30 mars dans le secteur public, les organisations syndicales s'affairent maintenant à négocier une « prime coronavirus » avec Québec.

Il s'agirait d'une prime temporaire à cause de la pandémie, du surcroît de travail qu'elle impose aux travailleurs et du risque supplémentaire pour leur santé auquel elle les expose.

Les parties doivent discuter du montant de cette prime, de la durée de son versement et aussi des titres d'emploi qui en bénéficieraient.

Québec offre, selon la CSN et la CSQ, une prime de 8 % pendant trois mois.

Joint par courriel, le cabinet du Conseil du trésor n'a pas encore commenté cette information.

« Limitatif et insuffisant  »

Les deux centrales syndicales trouvent la prime insuffisante et trop limitative.

En entrevue mercredi, la présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Éthier, a déploré le fait que la prime coronavirus soit limitée au secteur de la santé et que les éducatrices dans les services de garde et les employés de soutien ne puissent en bénéficier.

Et c'est même trop limitatif pour les travailleurs dans la santé, a protesté Mme Éthier. Elle note que les travailleurs affectés aux prélèvements, par exemple, ne toucheraient pas cette prime, selon l'offre qui a été faite par Québec.

La CSN précise que, dans la santé, la prime ne serait versée qu'aux travailleurs de l'urgence, des soins intensifs et des soins de longue durée.

Elle objecte que même des travailleurs aux cuisines dans un hôpital sont exposés au risque du coronavirus, comme ceux qui travaillent en hygiène et salubrité, dans les buanderies, en lavant les draps souillés, par exemple.

La CSN ne veut pas non plus d'une prime avec un pourcentage parce que, selon elle, les plus bas salariés toucheront un montant moindre, alors que leur exposition au risque est la même que les plus hauts salariés. Elle demande une prime de 3 $ ou 4 $ l'heure.

Qui plus est, la CSN déplore que cette « prime coronavirus » serait conditionnelle au renouvellement des conventions collectives du secteur public pour trois ans.

De son côté, en entrevue, la présidente de la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé), Nancy Bédard, avait justifié l'importance de cette prime en affirmant que les mots d'encouragement du gouvernement envers ses « anges gardiens » ne suffisaient pas et qu'il fallait offrir une forme de reconnaissance monétaire à ceux qui mettent leur santé en jeu pour le bien-être des autres.

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