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COVID-19 : un enseignant utilise l’impression 3D pour fabriquer des visières

Un homme imprime des masques à l'aide d'une imprimante 3D.

Les imprimantes 3D de l'école secondaire Cité des jeunes sont devenus une arme pour lutter contre la COVID-19.

Photo : Éric Gauthier

Radio-Canada

Un enseignant de Kapuskasing, Éric Gauthier, utilise depuis quelques jours les imprimantes 3D de son école secondaire pour créer de l'équipement de protection pour le personnel de l'hôpital local.

La commande est venue de l’hôpital Sensenbrenner, à Kapuskasing, qui cherchait une source d'approvisionnement locale.

Pierre Plamondon, qui s’occupe des équipements personnels à l’hôpital, a demandé à notre école - la Cité des jeunes - s’il y avait des imprimantes pour faire de l’équipement de protection, explique Éric Gauthier, qui enseigne les sciences, en entrevue avec Radio-Canada.

Un plan en 3D des visières.

Les plans qu'Éric suit pour l'impression 3D de ses visières.

Photo : Éric Gauthier

La mission pour récupérer les machines à l’intérieur de l’école a été digne d’un film de James Bond, raconte M. Gauthier.

Ça a pris quelques jours avant qu’on m’accorde l’accès à l’école. Il fallait attendre que le conseil établisse un protocole pour pouvoir y retourner. C’était toute une aventure. Quand je suis arrivé à l’école, les portes spécifiques étaient ouvertes afin d’éviter que j’aie à tourner une poignée ou [à] approcher quiconque .

L’enseignant a programmé les imprimantes pour fabriquer les structures de support. Éric ajoute manuellement l’élastique et la visière qu’il découpe dans une feuille de plastique.

Je prévois en faire 350, je suis à un rythme de 10 visières par jour.

Éric Gauthier, enseignant en science

Il a installé ses quatre imprimantes dans une chambre de sa maison, à Moonbeam. Toutes les précautions sont mises en place pour éviter de contaminer les travailleurs qui utilisent les visières.

Un homme regarde un plan.

Éric s'apprête à suivre ce gabarit pour couper une feuille de plexiglas.

Photo : Éric Gauthier

On a bâti les masques pour que chaque pièce puisse se détacher et être lavée après chaque utilisation. Je place chacune de ces pièces dans un sac Ziploc avec une date. Dans trois jours, les employés de l’hôpital pourront l’ouvrir .

Un homme met la touche finale à ses visières.

Éric met la touche finale à ses visières en y ajoutant une sangle.

Photo : Éric Tremblay

Lundi, son travail, affiché sur sa page Facebook, a attiré l’attention d’un salon funéraire de Kapuskasing, auquel il a fait don de trois visières.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Immédiatement après sa livraison, Éric Gauthier s’est confié à Radio-Canada avec un trémolo dans la voix.

Le propriétaire expliquait les défis qui s’en viennent. C’est certain que si on l’échappe dans la région, lui doit faire les démarches pour accommoder les corps, conclut l’enseignant qui contribue à lutter contre la COVID-19.

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