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Zoom se donne 90 jours pour régler ses problèmes de sécurité

Après avoir connu une explosion de sa popularité en raison de la généralisation du télétravail et de la distanciation sociale, l’application de vidéoconférence est maintenant la cible de nombreuses critiques.

Une personne tient un téléphone intelligent qui affiche le logo de l'application Zoom.

Si 10 millions de personnes se servaient de Zoom en décembre 2019, le service compte aujourd’hui plus de 200 millions d’utilisateurs et d’utilisatrices.

Photo : sopa images/lightrocket via gett / SOPA Images

Radio-Canada

Zoom s’engage à résoudre ses problèmes de sécurité et de confidentialité dans les 90 prochains jours, une période durant laquelle tout son personnel freinera le développement de nouvelles fonctionnalités pour se consacrer exclusivement à cette nouvelle tâche.

Nous nous engageons aussi à être transparents tout au long de ce processus, dit le PDG de Zoom, Eric S. Yuan, par voie de communiqué. Pour ce faire, l’entreprise tiendra un webinaire hebdomadaire tous les mercredis et bonifiera son programme de prime de chasse aux bogues.

La croissance fulgurante de l’application de vidéoconférence en raison de la généralisation du télétravail et de la distanciation sociale a mis les projecteurs sur ses nombreux problèmes de sécurité, au point où Zoom est maintenant visée par un recours collectif aux États-Unis.

Si 10 millions de personnes se servaient de Zoom en décembre 2019, le service compte aujourd’hui plus de 200 millions d’utilisateurs et d’utilisatrices. Eric S. Yuan explique dans sa déclaration qu’il ne s’attendait pas à cet afflux soudain, rappelant que l’application était d’abord conçue pour une clientèle d’affaires.

Nous avons maintenant un large éventail de gens qui se servent de notre plateforme dans une myriade de manières inattendues, ce qui pose des défis que nous n’avions pas anticipés, soutient le grand patron de Zoom.

Les problèmes s’empilent

Tout a commencé la semaine dernière quand le site Motherboard a révélé que Zoom envoyait des données à Facebook, même si vous n’aviez pas de compte Facebook. La fonctionnalité a ensuite été retirée, mais c’est pour cette raison que Zoom est maintenant visée par un recours collectif.

Des écoles et des entreprises qui ont hébergé des cours ou des réunions sur Zoom ont rapporté de multiples incidents de « zoombombing », où des vidéoconférences ont été infiltrées par des pirates ou des trolls diffusant des propos choquants ou haineux à l’aide de la fonctionnalité de partage d’écran. Zoom a publié cette semaine un guide expliquant les mesures à prendre pour ne pas être victime du phénomène.

Plusieurs failles de sécurité découvertes mercredi par des spécialistes en cybersécurité ont également été réglées le jour même. Deux d’entre elles permettaient à des pirates d’accéder à certaines informations des ordinateurs Windows et Mac.

Zoom promet entre autres, dans son annonce, de publier un rapport de transparence, une pratique courante pour d’autres entreprises technologiques comme Google et Microsoft. Ce document détaille le nombre de demandes de données qui lui ont été envoyées par des gouvernements ou des services policiers.

Avec les informations de TechCrunch, et Engadget

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