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« J'ai échoué dans mon rôle d'élu de donner l'exemple » - Lionel Perez

M. Perez en point de presse.

Lionel Perez affirme que le test positif de son fils à la maladie est « une affaire privée ».

Photo : Radio-Canada / Jérôme Labbé

Radio-Canada

Le chef de l’opposition officiel à la Ville de Montréal, Lionel Perez, confirme que son fils a été déclaré positif au test de la COVID-19. Il reconnaît aussi que celui-ci était présent à l’événement familial organisé pour célébrer les fiançailles de sa fille.

Lionel Perez reconnaît dans un communiqué que son fils a participé aux célébrations : Il est sorti un moment à l’extérieur, devant la maison, lors de la cérémonie de fiançailles et je lui ai dit de retourner dans la maison.

Il soutient que son fils a été déclaré positif après un test dans un centre de dépistage à Montréal, à son retour de Toronto, où il étudie. Une fois que j’ai été informé, toute la famille a été en confinement. J’ai travaillé avec la Santé publique. J’ai informé le greffe de la ville de Montréal, l’administration, à cet égard. [...] Moi-même, j’ai voulu me faire tester, mais on m’a décliné comme je n’avais pas de symptômes.

Pour expliquer pourquoi il n’a pas parlé de la situation aux journalistes lorsque les médias ont rapporté l’organisation de ce rassemblement mercredi, il explique qu’il s’agissait selon lui d’une affaire privée.

« J’aurais fait les choses autrement »

À l’émission Tout un matin, Lionel Perez est revenu sur les critiques dont il fait l’objet, après l’organisation de cet événement qui a causé l’intervention du SPVM à son domicile. C'est certain que je reconnais d'emblée que si c'était à refaire, j'aurais fait les choses autrement, regrette-t-il. En politique, il y a les faits et la perception. C'est la perception qui prime. J'ai échoué dans mon rôle d'élu de donner l'exemple [...].

J'ai pris une heure de répit, une heure de répit qui me coûte cher. Je suis en politique depuis dix ans. Ma marque de commerce c'est la rigueur, être méticuleux, faire les choses calculées. Ça enfreint ma façon de faire, ma réputation. C'est la première fois que ça m'arrive dans ma vie professionnelle et ça va être la dernière fois que je serai responsable d'une telle situation.

Lionel Perez, chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal

Il affirme que l’événement s’est déroulé en cercle très restreint. Il en parle en ces termes dans le communiqué : Nous n’avons invité personne, pas même mes parents qui habitent à quelques coins de rue. Des voisins de leur balcon et leur entrée nous ont félicités et quelques familles qui marchaient ou qui étaient en voiture se sont momentanément arrêtées pour nous saluer.

Selon lui, les passants qui se sont arrêtés respectaient les normes de distanciation sociale imposées par Québec.

Valérie Plante veut des excuses

C’est inacceptable et inadmissible de la part de M. Perez d'avoir tenu un tel rassemblement, a affirmé la mairesse Plante en conférence de presse jeudi.

D'autant plus que dans le contexte de pandémie actuel, on en demande beaucoup aux Montréalais, on leur demande de mettre leur vie sur pause, a-t-elle souligné.

Nous sommes très, très nombreux à avoir dû annuler des événements. [...] Si ce n'est pas acceptable pour l'entièreté de la population, ça ne l'est également pas pour les élus. [...] Personne n'est au-dessus de la loi.

Valérie Plante, mairesse de Montréal

La mairesse déplore également la présence du chef de l'opposition officielle au conseil municipal du 23 mars alors qu' il savait que son fils avait des symptômes.

Je demande que M. Perez s'excuse à la population montréalaise et j'invite son parti, Ensemble Montréal, à se questionner sur comment regagner la confiance de la population, a-t-elle déclaré.

La mairesse n'a pas voulu s'avancer à savoir si M. Perez devrait démissionner. Elle s'est toutefois dite choquée par la situation.

Jeudi soir, M. Perez a démenti ces dernières accusations de la part de la mairesse concernant sa présence au conseil municipal du 23 mars.

Ce n’est que plus tard, pendant le conseil, que mon fils m’a informé qu’il avait des symptômes et qu’il allait se faire tester, raconte le chef de l'opposition par voie de communiqué. Dès que les résultats du test ont été connus, j’ai avisé le greffe de la Ville, soit le dimanche 29 mars dernier.

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