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Les régions à la rescousse pour contrer la pénurie de matériel médical

Les masques N95 sont devenus un produit des plus prisés sur le marché international.

Les masques N95 sont devenus une denrée des plus prisées sur le marché international.

Photo : AFP / Mladen Antonov

Du matériel médical a été transféré du Bas-Saint-Laurent vers les régions les plus touchées par la pandémie de coronavirus.

Alors que les pays s'arrachent les masques N95 et que Québec anticipe une pénurie de masques et de gants, les régions où le nombre de cas de COVID-19 est plus faible ont été invitées par le ministère de la Santé et des Services sociaux à transférer une partie de leur matériel vers les foyers de la pandémie au Québec, soit dans les régions de Montréal et de l'Estrie.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent confirme qu'il a participé aux efforts et que des équipements de protection personnelle pour lesquels le CISSS avait quelques quantités supplémentaires ont été transférés.

On assure cependant qu'il reste suffisamment de matériel pour répondre aux besoins dans la région.

Ordre de priorité identifié par le Ministère pour la distribution de matériel :

  1. Centres et cliniques désignés pour traiter les patients atteints de la COVID-19
  2. Hôpitaux, CHSLD, cliniques d'avortement, Héma-Québec
  3. Groupes de médecine familiale, cliniques médicales, résidences privées pour aînés, ressources intermédiaires
  4. Garderies, organismes communautaires, prisons, refuges, cliniques privées et centres jeunesse

Le CISSS a refusé d'accorder une entrevue sur le sujet. L'organisation n'a pas voulu révéler la quantité exacte de matériel médical dont elle s'est départie, mais elle précise qu'il n'est pas question de transférer des respirateurs artificiels, par exemple.

un respirateur artificiel

Pour l'instant, il n'est pas question de transférer des respirateurs artificiels du Bas-Saint-Laurent vers les régions les plus touchées par la COVID-19, selon le CISSS. (Archives)

Photo : iStock

De son côté, le ministère de la Santé indique que ces transferts se font selon les besoins des établissements, et que 170 personnes s'affairent actuellement à trouver d'autres fournisseurs et à organiser le transport du matériel.

Le réseau consomme actuellement en un mois les équipements de protection individuelle qu'il consomme [normalement] en une année.

Extrait d'un courriel envoyé par un porte-parole du ministère de la Santé

Par ailleurs, il n'est pas exclu que du personnel de santé de la région soit à son tour appelé à se rendre vers les régions les plus touchées pour prêter main-forte. En vertu d'un décret adopté le 21 mars par le gouvernement du Québec, les autorités de la santé pourraient demander aux travailleurs de se déplacer là où les besoins sont requis.

De l'importance d'être solidaire

De son côté, le maire de Rimouski, Marc Parent, voit d'un bon œil ce partage de matériel entre les régions.

Il précise que puisque le Bas-Saint-Laurent est l'un des secteurs du Québec les moins touchés par la pandémie, il est important d'être solidaire et d'aider, dans la mesure du possible, les travailleurs de la santé des secteurs les plus touchés.

Je trouve ça tout à fait normal qu'on contribue. Je crois qu'on doit gérer la crise de façon globale et donner au bon moment les bons outils pour pouvoir intervenir.

Marc Parent, maire de Rimouski
Marc Parent.

Le maire de Rimouski, Marc Parent, estime qu'il est important d'être solidaire et de gérer la pandémie de COVID-19 de façon globale. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Même son de cloche du côté du préfet de la MRC Rimouski-Neigette, Francis Saint-Pierre.

Il se dit d’accord avec ce partage de matériel, pourvu que les régions viennent en aide au Bas-Saint-Laurent le temps venu.

Si on était en difficulté, on apprécierait que les autres régions nous viennent en aide. Quand ce sera notre tour, il faudra que quelqu’un nous rende la pareille, dit-il.

Le préfet affirme que le geste témoigne des valeurs de solidarité de la région.

Autrement, Francis Saint-Pierre, qui est également maire de Saint-Anaclet, dit que le moral demeure bon au sein de la population de sa municipalité. Il ajoute qu'il ne faut surtout pas baisser la garde.

Selon le dernier bilan du gouvernement du Québec, le Bas-Saint-Laurent compte actuellement 19 personnes ayant contracté la COVID-19, ce qui en fait la quatrième région la moins touchée derrière le Nord-du-Québec, le Nunavik et les Terres-Cries-de-la-Baie-James.

Avec la collaboration de Denis Leduc

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