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Les quincailleries vendent plus de peinture à cause du confinement

Un rouleau et des pinceaux pour la maison.

Des gens profitent du confinement à la maison pour faire des projets de peinture, selon les quincailliers.

Radio-Canada

Beaucoup de gens profitent du fait qu'ils sont confinés à la maison pour effectuer des petits travaux de rénovation, ce qui atténue un peu le choc économique de la pandémie pour les quincailleries.

La majorité des quincailleries en Atlantique sont encore ouvertes, mais les ventes de certains produits sont en chute libre parce que l’industrie de la construction tourne au ralenti.

La quincaillerie Home Hardware de Caraquet, au Nouveau-Brunswick, fonctionne normalement avec 25 employés à temps plein, mais depuis le début de la pandémie elle en compte de 10 à 12, indique le propriétaire, Jean Lanteigne.

Je dirais qu’on voit certainement une baisse de l’achalandage de nos clients, mais on voit quand même une certaine clientèle qui vient nous voir pour différents projets, dont la peinture. [...] On voit, malgré les temps difficiles qu’on vit, beaucoup de gens qui décident d’entreprendre des projets de peinture, explique Jean Lanteigne.

Je pense que ça peut être bon pour le moral des gens. On décide peut-être de mettre un peu de positif dans la vie ou dans la journée.

Jean Lanteigne, propriétaire de la quincaillerie Home Hardware de Caraquet

Les quincailleries font partie des commerces qui sont considérés comme étant essentiels pendant la pandémie, et elles fonctionnent en mode de survie.

C’est sûr que ça a un impact assez sérieux. On est chanceux d’une manière qu’on est classé comme un service essentiel. Alors, nos membres peuvent demeurer ouverts s’ils le veulent, s’ils se sentent [à l’aise de courir] le risque avec leurs employés. Mais c’est sûr que les ventes sont à la baisse. Il y a moins d’activités économiques qui se passent ces temps-ci. Alors, c’est un effet assez grave, affirme le président de l’Association des marchands des matériaux de construction de l'Atlantique, Denis Melanson.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Denis Melanson parle au nom de 600 propriétaires de quincailleries qui fournissent du travail à quelque 20 000 personnes dans la région. Au moins 90 % de ces commerces sont encore ouverts, selon lui, et ils fonctionnent avec moins d’employés que d’habitude.

Des propriétaires et des employés craignent les risques de contagion.

C’est certain qu’il y a des employés parmi nos membres qui n’étaient pas [à l’aise] de travailler dans cet environnement. Alors, ils ont décidé de rester à la maison. Je pense que les employeurs sont très respectueux de leurs inquiétudes. Nos employeurs continuent de travailler avec le minimum d’employés, explique Denis Melanson.

Certaines quincailleries trouvent de nouvelles façons de desservir leur clientèle.

Certains de nos membres ont 100 % fermé leurs portes au public. Alors, ils [font affaire] par téléphone ou par courriel ou par les médias sociaux avec leur page Facebook. Ils prennent les commandes. Ça a certainement incité l’innovation un peu pour gérer nos entreprises un peu différemment, indique Denis Melanson.

L’Association craint toutefois que certaines n'arrivent pas à survivre à la crise si cette dernière dure plus longtemps.

Je pense que les nouvelles mesures, les annonces du gouvernement fédéral, vont aider certainement. Mais je n’ai aucun doute qu’il va y avoir des fermetures d’entreprises.

Denis Melanson, président de l’Association des marchands des matériaux de construction de l'Atlantique

Les propriétaires de quincailleries espèrent que l'industrie de la construction connaisse un regain d’activité cet été, ce qui améliorerait leurs ventes.

Avec les renseignements de Michel Nogue

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