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Vivre la crise de la COVID-19 sans Internet à haute vitesse

Pancartes de St-Mathias-de-Bonneterre et de Chartierville.

La famille Désindes-Labbé qui vit à Saint-Mathias-de-Bonneterre n'a pas accès à l'Internet haute vitesse.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Charette

Radio-Canada

Alors que de nombreux enfants continuent leurs activités pédagogiques en ligne et qu’un grand nombre d’employés travaillent désormais de la maison, certaines familles n’ont pas accès à l’Internet haute vitesse. Une situation qui peut être source d’isolement en cette période de crise.

C’est le cas de la famille Désindes-Labbé qui vit à Saint-Mathias-de-Bonneterre, près de Sawyerville, dans la MRC du Haut-Saint-François. Par mois, on a à peu près une à deux journées d’Internet, explique d’entrée de jeu Marie-Pier Abbé.

Impossible pour cette dernière de faire du télétravail ou pour ses enfants de suivre des cours en ligne. On n’a pas accès aux plateformes que les professeurs de mon jeune de 11 ans nous conseillent, regrette-t-elle.

Ce manque d’accessibilité à Internet crée également du stress chez ses deux autres enfants qui étudient au cégep alors que les cours en ligne débutent. Il faut que j’aille dans la petite véranda pour avoir un peu de réseau mobile, mais ce n’est pas assez rapide pour envoyer des devoirs, explique Léoni Désindes, étudiante au cégep de La Pocatière.

Mes amis ont des conversations vidéo ensemble. Mais moi, je ne peux pas vraiment être avec eux parce que notre Internet n’est pas assez fort.

Léoni Désindes, étudiante au cégep de La Pocatière

Ce double isolement, éducatif et relationnel, pèse fortement sur la jeune femme. Cette dernière, tout comme sa mère, se sent brimée, alors qu’Internet est devenu un outil indispensable en cette période de crise.

On ne peut plus s’en passer. [La crise actuelle] le prouve plus que jamais, explique pour sa part Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités.

Selon les chiffres du gouvernement provincial, entre 250 000 et 300 000 foyers seraient mal desservis en services Internet. Un portrait qui serait sous-évalué selon la Fédération québécoise des municipalités qui réclame des investissements massifs de la part des deux paliers gouvernementaux pour remédier à la situation.

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