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Les travailleurs de la DPJ demandent d’être mieux protégés contre la COVID-19

Façade de l'édifice Dehauffe à Shawinigan

L'édifice Dehauffe à Shawinigan

Photo : Radio-Canada

L’inquiétude gagne peu à peu les intervenants de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). Deux travailleurs du bureau de Shawinigan, à l’édifice Dehauffe, seraient porteurs de la COVID-19, tandis que d’autres en attente d’un résultat présenteraient des symptômes.

Même si de nouvelles procédures ont été mises en place, les intervenants doivent visiter des enfants et des adolescents sur leur lieu de résidence lorsqu’un signalement est retenu.

Bien que la distanciation physique recommandée de deux mètres doive être maintenue entre les usagers et eux, l'inquiétude subsiste parce que l’accès aux équipements de protection individuelle, comme les masques et les gants, est extrêmement difficile, même lorsque les intervenants doivent se déplacer dans une maison jugée à risque.

On doit d’abord demander l’autorisation, puis aller chercher un masque à la fois à l’hôpital. C’est non seulement un détour qui ralentit nos opérations, mais on se place aussi à risque en se déplaçant à l’hôpital, explique Julie Lafortune, du Syndicat des centres jeunesse APTS.

Le président-directeur général du CIUSSS MCQ, Carol Fillion, reconnaît que la situation est contraignante.

On complexifie le travail des intervenants, mais nos ressources sont très limitées, dit-il. Il est essentiel de pouvoir protéger les intervenants qui en ont besoin. Tous les intervenants de la DPJ ont maintenant un téléphone cellulaire et doivent téléphoner avant de se rendre quelque part pour demander si quelqu’un sur place a des symptômes et vérifier que tout est sécuritaire.

Des véhicules communs

Ce qui inquiète également les employés, c’est que les intervenants utilisent et partagent des véhicules de travail.

On demande que la flotte soit désinfectée entre chaque utilisateur ou qu’il y ait au moins le matériel à l’intérieur des véhicules pour que les intervenants puissent le faire eux-mêmes, explique Julie Lafortune.

Elle affirme que son employeur suggère que les intervenants utilisent leur propre véhicule. Ce qui va à l’encontre de nos mesures de sécurité habituelles, se désole Mme Lafortune, qui craint pour sa sécurité. Ce pour quoi on a une flotte de véhicule, c’est parce qu’on ne veut pas que les usagers puissent reconnaître nos automobiles personnelles. C’est une question de sécurité qui semble mise de côté par l’employeur en ce moment.

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