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Transport interurbain régional : Émilise Lessard-Therrien veut du financement

Un autobus de la compagnie Maheux roule sur la route 117 enneigée.

La liaison Abitibi-Montréal se fera plus rapidement grâce à un parcours express.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

L’entreprise Autobus Maheux a dû suspendre ses opérations, de sorte que plusieurs entreprises et organismes se retrouvent dans une situation difficile, soutient la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien. En collaboration avec Autobus Maheux, elle demande donc que Québec inclue le transport interurbain par autocar dans la liste de services essentiels.

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue a comme souhait de voir le rétablissement d’une ligne quotidienne entre Rouyn-Noranda et Montréal ainsi qu’entre les principales villes de la région.

Elle fait remarquer qu’en plus de certaines entreprises, les organismes communautaires sont également touchés par cette réduction de services. En février, elle affirme que 300 transports via Autobus Maheux ont été faits par des organismes de la région.

Émilise Lessard-Therrien mentionnait aussi que les transports urgents d’Héma-Québec étaient affectés par la suspension du service Expédibus, offert par Autobus Maheux dans la région, mais l’organisme qui gère entre autres les banques de sang soutient qu’elle a réussi à trouver des alternatives. Les banques de sang ne sont donc pas en danger, confirme la porte-parole d’Héma-Québec.

Ce n’est toutefois pas la même chose pour certaines entreprises. Au Témiscamingue, l’entreprise L’Gros Trappeur, spécialisée en trappage et confection de fourrures personnalisées, subit durement la suspension des services d’Autobus Maheux.

Pour mars et avril, on vient de couper de 90 % nos revenus.

Une citation de :Claude Cardinal, copropriétaire de L’Gros Trappeur Fourrures

Claude Cardinal, copropriétaire de L’Gros Trappeur Fourrures, souligne que la grande majorité de ses commandes vendues et des fourrures reçues sont expédiées via Expedibus. Son entreprise se retrouve donc en mauvaise posture.

Nous sommes en grande difficulté, parce que c’était de cette façon que nous pouvions survivre pendant la crise. Même si la boutique était fermée, on pouvait continuer à travailler, mais là tout est stoppé, déplore-t-elle.

Claude Cardinal et Pascal Laliberté regardent leur ordinateur derrière le comptoir de la caisse dans leur boutique d'articles de fourrure.

Claude Cardinal et Pascal Laliberté, propriétaire de la boutique de fourrures L'Gros Trappeur, à Nédélec.

Photo : Gracieuseté de Gabriel Ladouceur

Autobus Maheux déçu

Autobus Maheux, par la voix de son président, Pierre Maheux, s’est dit déçu de ne pas être un service essentiel supporté par l’État.

Il comprend que le confinement doit être respecté. Il est toutefois prêt à faire sa part si le gouvernement lui en donne les moyens.

Si le gouvernement considère que les services essentiels doivent être maintenus, comme il le fait avec le transport aérien, alors nous serons là avec le support financier de l’État, dit-il.

Pour l’instant ses discussions avec les hauts fonctionnaires ne lui laissent toutefois pas penser que c’est sur le point d’arriver. Vous êtes essentiels, mais pas au point d’avoir de l’aide, c’est ce que l’on ma dit, laisse-t-il tomber.

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