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Des éleveurs veulent abattre leurs bêtes à la ferme

Des carcasses suspendues dans un abattoir.

Les abattoirs sont engorgés, selon une représentante agricole en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Michel Harvey

Radio-Canada

Des fermiers de la Colombie-Britannique demandent au gouvernement provincial d'accélérer la délivrance de permis pour abattre leurs bêtes dans leur exploitation agricole afin de maintenir la chaîne d'approvisionnement en viande.

La question des temps d'émissions de permis était déjà un sujet de préoccupation, mais avec la propagation du nouveau coronavirus et l'obligation de limiter les déplacements, elle est de plus en plus urgente.

Nous nous inquiétons pour notre santé et notre bien-être, explique Lisa Aylard, présidente de l'Institut des fermiers d'Alberni, qui représente une trentaine de fermiers du centre de l'île de Vancouver.

Lisa Aylard doit faire deux heures de route pour conduire ses bêtes à l'abattoir. La préparation et le voyage de retour peuvent prendre plusieurs jours. Il n'y aura bientôt plus que deux abattoirs sur l'île de Vancouver, car celui de Nanaimo s'apprête à fermer ses portes.

Mme Aylard a donc écrit au ministère de l'Agriculture de la Colombie-Britannique, la semaine dernière, pour lui demander d'octroyer en urgence des permis d'abattage à des fermes locales pour, dans le cas d'un permis de classe D, aller jusqu'à 25 bêtes par an.

Des éleveurs pourraient ainsi faire abattre leurs bêtes localement et approvisionner les commerces de la région cependant que les consommateurs font des réserves.

Un problème à l'échelle de la province

Le ministère de l'Agriculture assure qu'il est grandement préoccupé par les effets de la COVID-19 sur les entreprises et qu'une évaluation des besoins en abattage en milieu rural est en cours.

En attendant, dans la majeure partie de la Colombie-Britannique, les fermes situées à plus d'une heure d'un abattoir peuvent demander un permis d'abattage de classe E, limité à 10 animaux par an, pour de la vente directe aux consommateurs locaux.

Lisa Aylard dit cependant qu'elle ne parvient pas à obtenir ce permis. Karen Persson, une éleveuse de Golden, dans l'intérieur de la Colombie-Britannique, affirme pour sa part qu'elle a dû attendre plus d'un an avant d'obtenir le sien.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Les éleveurs se plaignent des permis d'abattage depuis leur mise en place en 2004 pour endiguer la crise de la vache folle, selon Janet Thony, la présidente de l'Institut des fermiers du district A, qui couvre l'île de Vancouver et la Sunshine Coast.

Cette dernière explique que les abattoirs sont engorgés parce que les éleveurs font leurs réservations au même moment chaque année.

Cela prend des mois, voire un an, pour obtenir une date d'abattage.

Une citation de :Janet Thony, présidente de l'Institut des fermiers du district A

L'agricultrice croit que l'abattage à la ferme serait tout aussi propre, voire plus, qu'à l'abattoir. Si on ne fait pas les choses très proprement, on les fait mal, affirme-t-elle.

Avec les informations d'Adam Van Der Zwan

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