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COVID-19 : Les restaurateurs doivent innover pour survivre

Ils attendent l’aide des gouvernements avec impatience.

Le chef range des menus une une clochette de restaurant sur la table qui est à moitié à l'intérieur, à moitié à l'extérieur.

Le chef Jean-Francis Quaglia met la touche finale à la petite table extérieure de son restaurant,, Provence ,pour les clients qui viennent chercher leur plat à emporter.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Radio-Canada

En Colombie-Britannique, les restaurants ne peuvent plus accueillir de clients, mais ils peuvent offrir des plats à emporter. Certains font preuve d’originalité pour continuer à préparer les plats qui font leur renommée.

Un bouquet, des cartes professionelles, des menus, une bouteille de liquide désinfectant et une cloche de restaurant, sur une table.

La touche chic du restaurant Provençal est de mise, même pour distribuer les plats à emporter.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Le restaurant chic Provence, de Vancouver, n’a pas l’habitude de faire des plats à emporter, mais, crise oblige, le chef Jean-Francis Quaglia a emboîté le pas à ceux qui le font déjà.

« Tous les jours, on a de nouvelles idées, on fait des paquets à emporter, j'ai fait une vidéo aussi sur comment cuisiner le plat à la maison », explique le chef.  Il a dû mettre 85 % de ses employés à pied, le temps de la crise.

Moi, en ce moment, c'est perdre le moins possible et résister le plus longtemps possible.

Jean-Francis Quaglia, chef du Provence

Il est toutefois ravi de continuer à pouvoir servir de la nourriture de qualité à ses clients. Il compte sur les réseaux sociaux pour faire circuler l'information que son restaurant continue de préparer des repas.

Appel à l’aide

Pascal Cormier devant la porte extérieure de son restaurant.

Pascal Cormier sait qu'il devra s'endetter pour réussir à passer à travers la crise de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Pascal Cormier, du restaurant la Belle Patate, dans le West-End, avait l’habitude de servir des plats à emporter, mais la situation actuelle demeure très difficile. Il perd de 50 à 75 % de son chiffre d'affaires, tous les jours.

Il a eu recours à la plateforme de sociofinancement Gofundme pour l'aider à payer ses employés.    

« Parce qu'ils le méritent et que je ne suis pas en moyen de leur donner des hausses de salaire », explique-t-il.

L'intérieur du restaurant La Belle Patate avec les chaises rangées sur le côté et des affiches pour rappeler aux gens de garder leurs distances.

Les affiches et les lignes de démarcation sont de mises au restaurant La Belle Patate pour que les clients qui viennent chercher leurs plats à emporter respectent les règles d'éloignement social.

Photo : Radio-Canada / Julie Landry

Il déplore le fait que certaines personnes l’ont critiqué pour oser demander de l’aide en ces temps difficiles et assure qu’il lance un appel seulement à ceux qui ne sont pas touchés financièrement. Heureusement pour lui, la majorité des commentaires sur la plateforme de sociofinancement sont très positifs. « Ça fait chaud au coeur », admet-il.

Positifs malgré tout

Même s’ils sont inquiets, Pascal Cormier et Jean-Francis Quaglia restent assez positifs pour l'avenir, s'ils ont un coup de pouce.

Avec l’aide du gouvernement, si tout ce qui a été annoncé va arriver dans mon compte de banque, ça va aider beaucoup. Et si les gens continuent de venir, vu qu’on est capable de rester ouvert, je pense que ça va bien aller.

Pascal Cormier, propriétaire de La Belle Patate

« J’ai toujours de l’espoir. Je suis un combattant et j’y arriverai coûte que coûte », dit pour sa part le chef du Provence.

Leur succès, d’après eux, dépend de la volonté des clients de continuer à consommer chez eux ou à acheter des cartes-cadeaux pour une visite en salle, quand la crise sera terminée. 

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

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Colombie-Britannique et Yukon

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