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Vaccin contre le coronavirus : « La science, ça se fait à long terme »

Christiane Ayotte dans un laboratoire.

Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopage de l’Institut Armand Frappier de l'INRS

Photo : Radio-Canada

Jean-Patrick Balleux

La directrice du seul laboratoire de contrôle du dopage accrédité au Canada croit qu’il faut laisser du temps à la science pour développer un vaccin contre la COVID-19.

Ces temps-ci, je vois beaucoup de recherches et de science improvisées. Dans la panique, ce n’est jamais bon. Quand ce n’est pas votre champ d’expertise, des tests, ça ne se met pas en place comme ça, explique Christiane Ayotte, qui dirige le Laboratoire de contrôle du dopage sportif de l’INRS-Institut Armand Frappier, à Laval.

D’abord invitée par Radio-Canada à commenter un dossier sportif, la scientifique en a profité pour rappeler les étapes de la création d’un vaccin.

Ces jours-ci, c’est très stressant et très paniquant. La science, il faut faire très attention, ça se fait à long terme et à coup de vérifications. Il faut faire très attention de ne pas bousculer les étapes qui sont nécessaires pour assurer la santé et l’intégrité des gens, affirme-t-elle au sujet de la course au vaccin qui se joue actuellement dans les laboratoires du monde entier.

La course au vaccin

Des dizaines de laboratoires tentent de trouver le vaccin contre le virus SRAS-CoV-2. Par exemple, la semaine dernière, une compagnie biotechnologique d'Edmonton disait être à trois semaines de pouvoir en mettre un au point. Quant à la compagnie pharmaceutique américaines Johnson & Johnson, elle doit en tester un sur des humains d'ici septembre pour une utilisation au début de 2021.

Mme Ayotte, dont l’expertise en recherche sur le dopage sportif est reconnue mondialement, n'hésite pas à faire un parallèle entre son monde et celui de la recherche médicale qui a cours actuellement.

Il faut s’assurer qu’on ne se trompe pas d’échantillon pour donner un faux résultat. Il faut s’assurer que ce qu’on fait en milieu universitaire rencontre les standards du clinique, souligne-t-elle. Nos tests qu’on met en place doivent être efficaces le plus possible et ne pas produire de faux positifs ou de faux négatifs. On ne s’improvise pas chercheur ou analyste dans ce domaine et il faut faire très attention.

Au Canada, le gouvernement fédéral a déposé sur la table plus de 300 millions de dollars pour la recherche et le développement de traitements et de vaccins contre la COVID-19. Pas moins de 47 groupes de chercheurs de 19 universités canadiennes y travaillent actuellement.

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