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La sprinteuse Micha Powell soulagée par le report des JO

Une femme sourit et pointe par-dessus son épaule un tableau indiquant le nombre de jours d'ici les Jeux olympiques de Tokyo : 478.

La Montréalaise a 478 jours pour parfaire sa préparation pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Photo : courtoisie / Micha Powell

La sprinteuse canadienne Micha Powell préfère voir le bon côté des choses. Maintenant que de nouvelles dates ont été annoncées pour la tenue des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, l'entraînement peut reprendre malgré des moyens limités.

Il faut être créatif, ça, c'est sûr!, lance-t-elle candidement.

La Canadienne ne nie pas que les dernières semaines ont été difficiles. Pour une athlète habituée de se mouvoir rapidement sur 400 mètres, l'étroitesse de son appartement du centre-ville de Toronto est plutôt contraignante.

La clé en ce moment, c'est de garder la forme. Il ne faut pas perdre de muscle, ne pas de prendre de poids et garder des pensées positives, souligne-t-elle. On est tous dans le même bateau!

La spécialiste du sprint sur 400 mètres profite des installations de l'Université de Toronto d'ordinaire comme la piste d'athlétisme qui est présentement fermée. En confinement à la maison, elle doit donc alterner entre pompes, sorties de course à pied et entraînements par intervalles dans la cage d'escalier de l'immeuble où elle réside.

La Montréalaise s'entretient aussi régulièrement avec ses coéquipières de l'équipe canadienne du relais 4 x 400 mètres, avec qui elle est allée aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

On se donne des défis comme faire 10 push-up. On se filme et on met la vidéo sur les médias sociaux. On s'encourage comme ça, précise-t-elle. Il faut garder ça le fun!

Quant à la diète des athlètes de haut niveau, celle qui se fait surnommer Meesh n'a pas eu trop de mal à revenir à la normale. Mon corps s'ajuste à la demande d'énergie.

Un nouveau décompte, mais le même objectif

Le report des Jeux de Tokyo a soulagé bon nombre d'athlètes de l'angoisse qui gonflait depuis des semaines. Le rendez-vous mondial du sport débutera finalement le 23 juillet 2021.

La Canadienne ne perd pas l'objectif ultime de vue. Un décompte mis à jour figure déjà au tableau qu'elle a accroché à l'entrée de son logement.

Il reste 478 jours [en date de mercredi] à ce cycle olympique en apparence interminable.

On ne sait pas trop ce qui nous attend, confie-t-elle. Personne n'a sa qualification pour les JO [en athlétisme, NDLR] et les plans sont un peu flous. On ne sait pas quand on va pouvoir courir sur les pistes.

Dans le doute, la sprinteuse peut également compter sur l'appui de sa mère, Rosey Ugo Edeh, qui réside aussi à Toronto. Cette dernière a longtemps détenu le meilleur temps canadien de l’histoire au 400 mètres haies (54 s 39/100).

Son père, Mike Powell, a quant à lui établi le record du monde au saut en longueur. Il avait battu la marque de son compatriote américain Carl Lewis en 1991, lors des Championnats du monde de Tokyo, en sautant sur 8,95 mètres.

Ses deux parents ont pris part aux Jeux olympiques d'été de 1988 à Séoul, de 1992 à Barcelone et de 1996 à Atlanta. Aucun d'eux n'a toutefois vécu l'expérience qu'est en train de traverser leur fille aînée.

Ils m'aident beaucoup. Je parle souvent avec ma mère, mais personne ne sait vraiment quoi dire. C'est jamais arrivé avant, ce genre de scénario!

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Toronto

Athlétisme