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COVID-19 : le « poisson d'avril » d'une vedette de la K-pop se retourne contre lui

Un jeune homme en costume de gala, avec les cheveux roses, fait un signe de paix avec ses doigts.

La vedette de pop coréenne Jaejoong a désactivé mercredi son compte Instagram après avoir reçu de nombreuses critiques à l'égard de sa mauvaise plaisanterie.

Photo : Getty Images / Anthony Kwan

Radio-Canada

Après avoir laissé croire qu'il était hospitalisé en raison de la COVID-19, la vedette de la pop sud-coréenne Jaejoong a désactivé mercredi son compte Instagram en raison d’un déluge de critiques virulentes à son endroit.

Suivi par près de 2 millions de personnes, le membre du groupe JYJ a publié une photo de lui en admettant avoir attrapé le coronavirus après avoir ignoré les avertissements du gouvernement et continué de vivre sans prendre des précautions.

Des médias et des sites web administrés par des adeptes de la pop coréenne ont immédiatement relayé la (fausse) nouvelle. En Corée du Sud, on recensait mercredi près de 10 000 cas confirmés, dont 165 décès, selon le New York Times.

Une heure après sa publication, la vedette sud-coréenne a finalement admis que tout cela n’était qu’un poisson d’avril lié à la COVID-19, publié dans le but de sensibiliser ses admirateurs et admiratrices aux conséquences de la maladie. Il a ensuite effacé sa publication, et son compte Instagram est pour le moment désactivé.

À l'étranger comme en Corée du Sud, de nombreuses personnes ont vivement critiqué cette mauvaise blague, la qualifiant entre autres d’« inappropriée » et de « pas amusante ».

Même si c'était peut-être trop comme blague de poisson d'avril, beaucoup de gens se sont inquiétés pour moi, a écrit la vedette un peu plus tard. Je suis prêt à n'importe quelle sanction en relation avec cette publication, a-t-il ajouté.

On ne badine pas avec la COVID-19

Si le 1er avril est traditionnellement la journée de l’année où l’on se permet de plaisanter et de jouer des tours à qui mieux mieux, plusieurs instances remettent en question sa légitimité et sa place à l’heure où le coronavirus paralyse le quotidien du monde entier. 

Certains gouvernements asiatiques ont d’ailleurs menacé de peines de prison les personnes qui commettraient des poissons d’avril liés à pandémie. Depuis son apparition, la pandémie a provoqué un déluge de fausses informations qui ont inondé Internet et les réseaux sociaux, ce qui complique les mesures mises en œuvre par les gouvernements pour lutter contre la pandémie.

Dans certains pays comme Taïwan, les personnes qui font des blagues sur le coronavirus sont passibles de peines d'emprisonnement. Cette île, citée en exemple de la lutte contre la pandémie, a prévenu que les personnes à l'origine d'informations trompeuses encouraient jusqu'à trois ans d'emprisonnement et une amende de 3 millions de dollars taïwanais (environ 141 000 dollars canadiens).

Le jour du poisson d'avril, nous pouvons faire preuve d'humour, mais nous ne pouvons pas faire de blagues sur la pandémie sous peine d'enfreindre la loi, a prévenu sur Facebook la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen.

Je souhaite à tout le monde un 1er avril non seulement plein d'humour, mais aussi en santé et en sécurité, a-t-elle ajouté dans une publication qu'elle a accompagnée de la photo d'un de ses chats.

Avec les informations de Agence France-Presse, et The New York Times

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