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La remontée des marchés boursiers a été de courte durée

Une bande défilante où on voit les mots « Toronto Stock Exchange ».

La Bourse de Toronto est à la hausse depuis une semaine.

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Après une remontée d'une semaine, les indices boursiers sont à nouveau à la baisse, mercredi, entre autres après l'annonce par la Maison-Blanche que la COVID-19 pourrait faire jusqu'à 240 000 morts aux États-Unis.

Les marchés boursiers européens ont ouvert à la baisse mercredi matin, une situation qui s'est répétée par la suite lors de l'ouverture des Bourses à New York et à Toronto.

L'indice TSX de la Bourse de Toronto avait pourtant rebondi de plus de 2000 points du 23 au 31 mars, alors que le Dow Jones avait remonté en une semaine de plus de 3000 points, clôturant toutefois en baisse, mardi.

L'instabilité demeure le mot d'ordre sur les marchés boursiers en cette période de pandémie, selon plusieurs experts.

Pourquoi ce rebond au cours de la dernière semaine?

Les billions de dollars promis par les gouvernements américain et canadien pour stabiliser l'économie ont apaisé un peu les craintes des investisseurs, selon le professeur Laurence Booth de l'école de gestion Rotman de l'Université de Toronto.

Il faut aussi noter que les marchés boursiers nord-américains avaient dégringolé d'environ 35 % depuis la fin février. En d'autres mots, les indices étaient en mode de « survente », souligne Michel Doucet, stratège d’investissement à Desjardins.

Que prévoir au cours des prochaines semaines?

Tout dépend du nombre d'infections et de morts ainsi que du taux de chômage, selon la professeure d'économie April Franco de l'Université de Toronto.

M. Doucet souligne qu'on se bat contre un « virus invisible, virulent et pandémique ».

« Considérant l’évolution de la pandémie et la publication des indicateurs économiques à venir aux États-Unis, les marchés ont fait preuve d’un optimisme précoce (au cours de la dernière semaine). »

— Une citation de  Michel Doucet, stratège d'investissement à Desjardins

Le professeur Booth souligne que les choses ont l'air de mieux aller en Chine, mais, selon lui, toute augmentation soudaine des infections aux États-Unis pourrait faire dégringoler à nouveau les marchés boursiers.

Doit-on s'attendre à une récession au Canada?

C'est certain « à 100 % », affirme le professeur Booth. Avec toutes les personnes qui travaillent à la maison et qui ne sortent plus et ne magasinent plus, il va y avoir une chute de la demande des consommateurs et de l'activité économique, dit-il.

La grande question est de savoir combien de temps va durer la distanciation sociale et si les consommateurs se remettront ou non à dépenser dès que la situation se sera stabilisée, selon le professeur de finances Andreas Park de l'Université de Toronto.

L’expérience de la Chine suggère un trimestre pour composer avec la pandémie et un trimestre pour repartir la machine, souligne M. Doucet.

Pour Stéphane Rochon, chef stratège à BMO Nesbitt Burns, l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador risquent d'être les provinces les plus touchées, en raison de l'effet combiné du coronavirus et de l’écrasement du prix du pétrole.

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