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Le panneau de Wall Street photographié en gros plan avec, à l'arrière, une série de drapeaux américains suspendus à la façade de l'immeuble de la Bourse, à New York.

Un panneau indiquant « Wall St » photographié le vendredi 31 janvier 2020, jour où les marchés nord-américains ont vécu leur pire séance depuis des mois.

Photo : Associated Press / Mark Lennihan

Radio-Canada

Les principales places boursières nord-américaines et européennes s'enfoncent de nouveau, mercredi, l'anxiété effectuant un retour en force après un début de semaine plus clément.

L'accélération meurtrière du virus aux États-Unis, où le président Donald Trump a appelé les Américains à se préparer à des semaines très difficiles, pousse les investisseurs vers des actifs jugés moins risqués.

À New York, les indices Dow Jones, S&P 500 et NASDAQ ont tous les trois terminé la journée sur une baisse de 4,4 %.

À Toronto, l'indice S&P/TSX a baissé de 3,7 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien se négocie aux alentours de 71 ¢ US, en légère baisse par rapport à son cours moyen de 70,49 ¢ US de la veille.

Alors que la saison des résultats trimestriels commence dans deux semaines, les investisseurs prévoient de nombreux avertissements sur les bénéfices des entreprises, en Europe comme aux États-Unis.

Les analystes tablent sur une baisse de 9,6 % des bénéfices du S&P 500 au deuxième trimestre et une baisse de 2 % sur l'année, selon le consensus IBES Refinitiv.

Du côté de la conjoncture, le secteur privé américain a éliminé des emplois en mars pour la première fois depuis 2017, ce qui était attendu en raison de la fermeture d'entreprises pour contenir la propagation du coronavirus.

Le cabinet de conseil ADP a annoncé que 27 000 emplois avaient été éliminés le mois dernier alors que les analystes s'attendaient à une perte de 150 000, l'enquête s'étant arrêtée à la mi-mars.

Les emprunts d'État, le dollar et l'or sont une nouvelle fois favorisés par le mouvement de repli sur les actifs plus sûrs.

De forts reculs en Europe

Au même moment, en Europe, les reculs étaient de 3,8 % à Londres, 3,9 % à Francfort et 4,3 % à Paris.

En Asie, le Nikkei japonais a clôturé la journée en baisse de 4,5 %. Les pertes ont été plus limitées à Hong Kong (- 2 %) et à Shanghai (-0,6 %).

Les bourses mondiales ont bouclé un trimestre noir, l'un des pires de l'histoire, et le passage de témoin entre le premier trimestre et le deuxième s'annonce délicat après les propos sombres de Donald Trump sur la situation à attendre dans les deux prochaines semaines aux États-Unis, analyse Tangi Le Liboux, un stratège du courtier Aurel BGC.

Le président américain, qui espérait remettre le pays au travail pour Pâques, devra sans doute attendre un ou deux mois de plus, a-t-il ajouté.

Le pétrole, qui avait repris un peu son souffle mardi, est aussi reparti à la baisse, déprimé de nouveau par la chute de la demande mondiale pour l'or noir attribuable au coronavirus et à la guerre des prix opposant l'Arabie saoudite et la Russie.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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