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Crise du SRAS: un rapport accablant

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2004 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ce sont les efforts des travailleurs et non la planification des dirigeants qui ont permis à l'Ontario d'éviter la propagation du SRAS, conclut un rapport d'étape de la Commission d'enquête sur cette épidémie.

L'Ontario peut se compter chanceuse d'avoir évité la propagation du SRAS, conclut un rapport d'étape de la Commission d'enquête sur la crise de l'année dernière.

Dans ce document, le président de la Commission, Archie Campbell, estime que le système de santé était mal géré et mal préparé à affronter une épidémie comme le syndrome respiratoire aigu sévère.

Le SRAS a tué 43 personnes dans la région de Toronto à la fin de l'hiver et au printemps 2003.

Pour le juge à la retraite, seul le dévouement exceptionnel des travailleurs de première ligne a pu éviter une propagation de la maladie.

Estimant le système défaillant, il parle d'« improvisation ». Il ajoute que les relations tendues entre les trois paliers de gouvernement ont rendu plus difficile la gestion de la crise, nuisant notamment à la transmission d'informations.

Selon le juge Campbell, une éventuelle réorganisation du système de santé ne réglera pas tout, puisque les problèmes résultent d'années de négligence, de sous-financement et de manque de vision de la part du gouvernement fédéral.

Les conclusions rejoignent celles de rapports précédents sur la crise du SRAS.

Le Comité d'experts sur le SRAS et la lutte contre les maladies infectieuses, présidé par le Dr David Walker, de même que le Comité consultatif national sur le SRAS et la santé publique, dirigé par le Dr David Naylor, concluaient eux aussi à la nécessité d'une réforme complète du système de santé publique pour mieux prévenir et contrôler les maladies infectieuses.

Le rapport d'étape compte 21 recommandations, dont le financement aux trois quart par la province pour les bureaux de santé publique, la mise sur pied d'un centre de contrôle des maladies et l'indépendance de l'hygiéniste en chef de la province.

Les travaux de la Commission ne sont pas terminés et le rapport final est attendu l'an prochain.

Le gouvernement ontarien promet d'agir rapidement pour restructurer le système provincial de santé publique. Le ministre de la santé, Geoge Smitherman, s'engage à dévoiler d'ici deux mois un plan d'action, dont la mise sur pied d'un centre provincial de contrôle des maladies infectieuses.

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